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Abries:

Office de tourisme 04 92 46 72 26

 

Son histoire (Abries) :

 

Altitude : 1550 mètres. Abriès doit peut-être son nom à "ad Bricos" (près des "brics" = sommets), c'est à dire à sa situation au pied du Bric Froid (3302 m.), du Bric Bouchet (3216 m.)... Le nom s'est transformé en Abrii (1110), Abrici, puis Abriès. L'origine peut aussi venir du nom latin "apricus": exposé au soleil; en provençal: "abria": abriter. Le village a aujourd'hui près de 276 habitants (2002). Il en avait près de 1900 à son maximum en 1831.

 

Au confluent du Guil et du Bouchet, centre d'√©change avec le Pi√©mont et grand centre de foire : c'√©tait l'√©poque o√Ļ les gorges du Guil vers Guillestre formaient une barri√®re et o√Ļ le commerce √† dos de mulet franchissait les Alpes vers le Pi√©mont. Les Queyrassins apportaient √† Abri√®s, b√©tail, fromage, laines et objets, les Pi√©montais, le riz, les p√Ętes, les fruits et les l√©gumes. En 1257 Abri√®s devint une "ville de march√©" sorte de "ville franche". En 1609, une grande halle fut construite. Abri√®s fut prosp√®re. (jusqu'en 1 856 date de l'ouverture de la route vers Guillestre).

 

Elle a été souvent victime des inondations (en 1948, 1957) ; la plus grave : 1733 dont on conserve la mémoire : procession et inscription sur un mur de protection :

"Si mon pied ne s'ébranle pas Ma tête ne craint pas J'ai quatre toises sous moy (1 toise = 2 métiers) Je me moque de toi." (Le Bouchet)

 

Entre l'eau et le feu, les "abria√Įres" (nom en patois des habitants) ont eu du cran de s'accrocher l√†. Avalanches de 1706 emportant... 71 maisons ; incendies, dont le dernier en 1921. Mais pires √©taient les guerres ; lieu de passage, Abri√®s a √©t√© ouvert aux envahisseurs. En 1690, les alli√©s "savoyards" et huguenots br√Ľlent Abri√®s et Ristolas. Plus pr√®s de nous, premi√®re √©vacuation en 1940, puis arriv√©e des troupes italiennes qui occupent Le Roux; les paysans traversent avec un laissez-passer pour travailler leurs terres. C'est l'√©t√©. Mais le conflit s'envenime. Abri√®s tient. Les italiens laissent dans la vall√©e pr√®s de 500 morts et plus de 1000 bless√©s.


Les batteries du Bouchet ont arrosé le secteur... La Libération épargnera-t-elle Abriès ? Non ! Les allemands tiennent durement. Puis ce sont les Tabors marocains qui arrivent avec, à leur tête, le colonel Colbert De Turgis (tué peu après à Abriès). Un coup de main allemand prend les troupes par surprise. Le lendemain, 13 septembre, les allemands anéantissent par le feu Le Roux et 160 maisons sur 220 d'Abriès ; ils resteront sur les hauteurs jusqu'en avril 1945. Abriès sera citée à l'ordre du corps d'Ar mée, puis reconstruite avec l'aide de l'Etat, selon un nouveau plan, avec de grosses fermes.

Serait-ce le découragement ? Entre 1953 et 1965, on ne célèbre plus que 2 mariages et la population chute à moins de 200 habitants !

 

 

La vie reprend cependant le dessus dans ce pays courageux, qui a toujours innov√©: en 1897, il avait construit le premier h√ītel de la r√©gion (45 chambres) ; cette ann√©e l√†, il avait √©t√© la premi√®re commune rurale desservie en √©lectricit√©. En 1911, le car avait remplac√© la diligence. En 1930-31, le ski fait son apparition ; les touristes anglais arrivent.

En 1945, un camion relaie les 10 mulets qui d√©blayaient encore la route du Roux avec un chasse-neige en bois (en 1930, il y avait alors 50 b√™tes de b√Ęt). En 1951, c'est la premi√®re motofaucheuse. Puis l'adduction d'eau: finies les corv√©es d'eaux √† deux, avec des seaux de bois de 20 litres. En 1960 c'est le premier t√©l√©ski financ√© par les habitants.

  

Les fêtes (Abries) (haut page):

  • 2√®me dimanche de janvier : arriv√©e de la "Travers√©e du Queyras" √† ski.
  • Dernier dimanche de janvier : d√©part de la V.O. "Foul√©e √† ski".
  • Vers le 20 mai: la St Bernardin, qui c√©l√®bre encore les inondations de... 1733.
  • 29 juin: f√™te de St Pierre, √† Abri√®s.
  • Fin juillet festival de musique.
  • 22 ao√Ľt: f√™te de St Roch, √† Valpreveyre.
  • 24 juin: f√™te de St Jean Baptiste, au Roux.
  • March√© le vendredi.
  • Carnaval en F√©vrier
  • Course pedestre transfontali√®re une ann√©e sur deux en septembre.
Bibliographie (Abries) (haut page):

  • "Abri√®s mon village natal", Jean No√ęl Bourcier, Gap 1983
  • "Les pierres √©crites : circuit de d√©couverte du village d'Abri√®s", parc naturel du Queyras.
    1993, 31 p".
  • "La guerre mondiale dans les Hautes Alpes et l'Ubaye", Henri Renaud (Et des Htes Alpes 1990).
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Abries) (haut page):

  • Le GR 58 vers la collette de Jilly (2355 m) et en boucle avec 6 heures de marche, passe par des pelouses fleuries.
  • Hameau de Valpreveyre (1850 m) √† 30 minutes √† pied du Bric Bouchet (2997 m).
  • Le tour du Bric Bouchet pour marcheurs, cavaliers, VTT et skieurs, facilit√© par un remarquable guide franco-italien.
  • La Montette (1921 m) (30 min) sur les pentes du Bric Froid (3302 m).
A voir (Abries) (haut page):

  • A Abri√®s, son √©glise et son porche, autrefois avec 2 colonnes sur des lions (comme √† Guillestre et St V√©ran) emport√©es en 1733 (seuls les lions furent retrouv√©s dans le Guil).
  • Le Roux d'Abri√®s (incendi√© en 1944) et le hameau de Pra Roubaud. Pr√®s du cimeti√®re, sur une pierre, on trouve l'inscription le long d'un passage conduisant √† '√©glise, qui rappelle la digue construite contre les inondations. L'ancienne halle du march√© (1609) ; Et les nombreuses pierres √©crites dont la plus ancienne date de 1546 (fin du r√®gne de Fran√ßois Ier) ; L'√©glise ; Visites guid√©es du village.
  • Valpreveyre (1847 m.). Du proven√ßal veyre = inculte, d√©sol√©. En 1691, ses 40 maisons ont √©t√© d√©truites; sa chapelle (St Roch), reconstruite en 1712. On y remarque le chœur semi-circulaire. l'autel en pl√Ętre, huit chandeliers XVIII√®me et une statue dor√©e. Une autre chapelle, d√©di√©e √† St Bernardin de Sienne, a √©t√© b√©nie en 1774, apr√®s les inondations de 1728 et 1733.

 

Aiguilles:

Office de tourisme 04 92 46 70 34


Son histoire (Aiguilles) : 

Altitude 1474 m√®tres. Le nom d'Aiguilles viendrait de "ad Guillum" (pr√®s du Guil) ; Agularum en 1260. Mais on peut aussi penser √† "Aiguilla" ou "Agulha" = Aiguille ; en proven√ßal "Aiguio√ľn" = pointe ; peut-√™tre √† cause de la situation de l'ancien village sur une pointe.

 

Cette localit√©, (depuis 1810 chef-lieu de canton), de 310 habitants en 2002, a encore l'air de station de d√©but de si√®cle avec ses villas derri√®re les grilles et ses h√ītels construits en 1900.

 

Victime de nombreuses inondations et d'incendies ; en 1829 (tout le village), puis en 1886 (58 maisons) en 1889 (les 108 restantes), en 1957 encore lorsque le Lombard est sorti de son lit et le Peynin aussi (55 maisons détruites).

 

Aiguilles voit, entre 1850 et 1900, une partie de ses habitants partir, en Am√©rique latine principalement, et revenir, sur leurs vieux jours, investir dans la pierre, (voir p 57), pour eux, ou, d√©j√† pour les touristes ; l'une des maisons, avec armature de fer, œuvre de Gustave Eiffel, a √©t√© achet√©e √† l'exposition universelle de Bordeaux.

La population, qui frisait les 1000 habitants en 1831 puis 830 en fin de si√®cle, est pass√©e par un minimum de 249 en 1968. Dans ce village se concentrent des commerces. L'agriculture a presque disparu (2 actifs au dernier recensement) ; le terrain s'y pr√™te mal et l'exploitation est difficile, d'o√Ļ le dicton: "Il vaut mieux √™tre √Ęne de Molines que femme d'Aiguilles".

 

Les habitants d'Aiguilles et d'Abri√®s furent souvent en conflit et s'appel√®rent de tous les noms: "pelachins" pour les premiers, "tripes longues" pour les seconds. En dehors du bourg, deux hameaux : le Lombard (d√©sert) au Nord, le Peynin au Sud (o√Ļ se trouvent les pistes de ski).

 

Les fêtes (Aiguilles) (haut page):
  • March√© le jeudi.
  • 24 juin: f√™te patronale de la Saint Jean: feu d'artifice et feux de la Saint-Jean, procession.
  • Juillet, ao√Ľt: f√™tes d'√©t√©.
  • 5 ao√Ľt: p√®lerinage √† la chapelle de Lombard.
  • 8 septembre: f√™te du vallon du Peynin: messe, repas sur l'herbe.
  • Ao√Ľt : course V.T.T. "la Queyrassine".
  • F√™te du livre de montagne en juillet.
Bibliographie (Aiguilles) (haut page):

Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Aiguilles) (haut page):

  • La chapelle de Lombard 1910 m (1h30)
  • Le hameau de Peynin et au Pas de Chai (2790 m) (3h de marche)
  • Le pont de la jeunesse (sur le Guil) entre Villevieille et Aiguilles, doit son existence aux jeunes d'Aiguilles qui, autrefois, avaient trop dans√© √† Villevieille : ils furent punis par leurs parents et durent avec cette corv√©e, trouver une occupation... plus saine. C'est le seul pont qui ait r√©sist√© aux inondations de 1957.
  • Promenade vers le lac Malrif et au Grand-Laus (3h).
  • Et, pour finir, plonger √† Aiguilles dans la seule piscine du Queyras.
A voir (Aiguilles) (haut page):

  • La maison Eiffel en m√©tal avec sa tour carr√©e dans un parc, rue principale.
  • Le Ch√Ęteau de l'Auche construit √† la fin du XIX√®me si√®cle par la famille Chale, √©migr√©e en Am√©rique du Sud.
  • L'office du tourisme et le si√®ge du District sont au centre du village (la maison du Queyras pr√®s de la mairie).
Arvieux:

Office de tourisme 04 92 46 75 76

 

Son histoire (Arvieux) :

Altitude 1551 m√®tres. L'origine de son nom est, en latin, Arvium (labour, champ); en 1260, Arv√©olo. Situ√©e au Nord de la vall√©e du Guil sur un affluent, la Rivi√®re, Arvieux est reli√©e, l'√©t√©, au brian√ßonnais par le col de l'lzoard dont la route a √©t√© construite en 1893 par les chasseurs alpins de Ch√Ęteau-Queyras.

 

Arvieux a une population croissante au cours des XVII√®me et XVIII√®me si√®cles pour aboutir √† un maximum en 1841: 1004 habitants. Puis, comme partout, c'est le d√©clin: 554 habitants en 1931, 412 en 1968 et 324 en 1975. Il est enray√© en 1990 : 338, 2002 351.Mais le temps n'a pas √©t√© lin√©aire; les vicissitudes ont √©t√© nombreuses au cours des si√®cles : en 1630, c'est la peste qui tue les 2/3 de la population; en 1638, c'est un incendie qui br√Ľle toute "la ville". Les guerres de religion n'ont pas √©pargn√© ce village, tr√®s marqu√© par les Vaudois, puis par le protestantisme. Apr√®s la r√©vocation de l'Edit de Nantes (1685), plus d'un tiers de la population √©migre en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Prusse.

 

La population s'est toujours serrée les coudes dans l'adversité ; la communauté d'Arvieux, peut-être plus que d'autres en Queyras, est solidaire : la première fauche était destinée aux veuves et aux orphelins ; ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

C'est aussi le lieu o√Ļ les superstitions, rites et coutumes ont surv√©cu le plus longtemps ; une tradition curieuse divisait les habitants en deux castes: les gens de la "Belle", le "dessus du panier" (en l928, le quart de la population) et les gens du "Renom". Cette distribution, (qui ne divisait pas protestants et catholiques), remonterait aux fronti√®res entre Lombards et Sarrazins. Il √©tait difficile de se marier entre "nobles" et "vilains". Mais autre hypoth√®se ; un homme d'Arvieux est all√© chercher femme √† Ristolas, belle mais boiteuse. Ils eurent 5 filles qui connurent un bonheur si parfait qu'il fit croire √† l'œuvre du diable. La caste du "Renom" √©tait n√©e. Les sorciers ont aussi eu, ici, la vie dure. Plusieurs sorci√®res ont √©t√© br√Ľl√©es au XV√®me si√®cle.

 

Arvieux, dans le Val d'Azur, est composée de 13 hameaux ; parmi ceux ci, en partant du Guil : les Moulins, Villargaudin (du germanique gaud = forêt) sur les hauteurs ; à gauche, le Pasquier, les Maisons (à l'écart de la route, à droite), Arvieux, le Coin, la Chalp (très modifiés par le tourisme et l'immobilier) et Brunissard, sans doute le mieux conservé, et le dernier lieu habité (1785 m) avant l'Izoard.

 

Et à l'écart, dans les gorges du Guil, le Veyer (Viarius, Veyarium, 1290, près de la route) dominé par les Escoyères, qui fut, sans doute, l'un des premiers hameaux habités du Queyras.

 

 

Les fêtes (Arvieux) (haut page):

  • 1er dimanche d'avril : le grand Beal une des grandes courses de ski alpinisme
  • 1er dimanche de juillet : f√™te de Clapeyto
  • 25 juillet : f√™te de la Saint Jacques √† Villargaudin.
  • ao√Ľt : f√™te des potiers.
  • 10 ao√Ľt : f√™te de la Saint Laurent.
  • 1er dimanche apr√®s le 15 ao√Ľt : f√™te √† Furfande (le dimanche "du milieu de l'√©t√©").
Bibliographie (Arvieux) (haut page):

  • "Les Escoy√®res en Queyras", Dr J.A. Chabrand, bulletin du Dauphin√© 1 881.
  • "Au pays de la Belle", coutumes, chansons, l√©gendes d'Arvieux, Andr√© Bourgue imp. Mistral, Cavaillon 1 968.
  • "Les coutumes d'Arvieux", Paul Guillemin, Lyon 1 880.
  • "Lou Bazan", magazine local. Arvieux est la seule commune au Queyras √† sortir un journal 2 ou 3 fois l'an.
  • "Respirez Randos. Ballade dans le Val d'Arvieux" Ed. Alain Blanc 1991
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Arvieux) (haut page):

  • par le GR 58 vers le col Furfande (2501 m) et ses chalets tr√®s int√©ressants √† partir de Brunissard.
  • par la route, le col de l'Izoard et la Casse d√©serte ; et √† l'Est, le lac de Souliers.
  • par le GR 5, le col des Ayes (2480 m) et, un peu avant, les chalets de l'Eychaillon et ceux de Clapeyto.
  • au col, un relais cyclotouriste et une petite exposition sur le Tour de France (qui est pass√© pour la premi√®re fois ici en 1922).
A voir (Arvieux) (haut page):

  • L'√©glise du XVI√®me si√®cle, mutil√©e pendant les guerres de religion, refaite au XVII√®me si√®cle. (1685)
  • Le four banal de Villargaudin, les fontaines publiques, les cadrans solaires.
  • L'architecture des maisons √† arcades, originale et unique dans le Queyras : il en reste 4 ou 5 exemplaires bien conserv√©s. Probablement l'œuvre de ma√ßons italiens.
  • Les jouets du Queyras √† la Chalp d'Arvieux.
  • Fromagerie d'Arvieux : cette commune a une agriculture bien vivante et une production laiti√®re importante.
  • L'√©comus√©e du moulin.

La tradition se perpétue: en 1994 a été construit, à la Chalp un nouveau campanile. Il y a aussi celui de Brunissard, de 11 m de haut ou "clocher du procureur". Sa cloche alertait les habitants des dangers, sonnait les réunions municipales et appelait aux corvées.

 

Bramousse:

Office de tourisme 04 92 46 86 89

Son histoire (Bramousse - Gorges_Guil) :

En balcon au dessus d'un ravin avec le Guil au fond, sur 4 kilom√®tres, la route ouverte en 1856, fait frissonner ; mais c'√©tait bien pire avec le sentier muletier d'avant. La voie romaine qui reliait la vall√©e √† la pr√©fecture des Escoy√®res, elle, cheminait de l'autre c√īt√©, avec deux hameaux : le Gros et Pr√©rioud. Le GR 541 l√† suit une partie de la voie romaine. Bramousse avait plus de 100 habitants √† la R√©volution, aujourd'hui tr√®s d√©peupl√© ; le dernier ours du Queyras serait mort l√† vers 1880 ? l'origine du mot Bramousse viendrait de l'ours.

Bibliographie (Bramousse - Gorges_Guil) (haut page):

Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie
Bramousse


un g√ģte ; le Riou Vert ; une tr√®s belle vue sur les hameaux des Escoy√®res et de Montbardon ; √† un peu plus d'une heure de mont√©e, les chalets de Bramousse (1821 m) et, √† 30 minutes, en for√™t √† l'Est, le "m√©l√®ze remarquable" (v√©t√©ran de Fran√ßois Ire qui d'ailleurs est pass√© dans la r√©gion). De juin √† septembre, "la ballade gourmande" relie Bramousse et Montbardon.


Brunissard:

Office de tourisme 04 92 46 75 76

Son histoire (Arvieux) :

Altitude 1551 m√®tres. L'origine de son nom est, en latin, Arvium (labour, champ); en 1260, Arv√©olo. Situ√©e au Nord de la vall√©e du Guil sur un affluent, la Rivi√®re, Arvieux est reli√©e, l'√©t√©, au brian√ßonnais par le col de l'lzoard dont la route a √©t√© construite en 1893 par les chasseurs alpins de Ch√Ęteau-Queyras.

Arvieux a une population croissante au cours des XVII√®me et XVIII√®me si√®cles pour aboutir √† un maximum en 1841: 1004 habitants. Puis, comme partout, c'est le d√©clin: 554 habitants en 1931, 412 en 1968 et 324 en 1975. Il est enray√© en 1990 : 338, 2002 351.Mais le temps n'a pas √©t√© lin√©aire; les vicissitudes ont √©t√© nombreuses au cours des si√®cles : en 1630, c'est la peste qui tue les 2/3 de la population; en 1638, c'est un incendie qui br√Ľle toute "la ville". Les guerres de religion n'ont pas √©pargn√© ce village, tr√®s marqu√© par les Vaudois, puis par le protestantisme. Apr√®s la r√©vocation de l'Edit de Nantes (1685), plus d'un tiers de la population √©migre en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Prusse.

La population s'est toujours serrée les coudes dans l'adversité ; la communauté d'Arvieux, peut-être plus que d'autres en Queyras, est solidaire : la première fauche était destinée aux veuves et aux orphelins ; ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

C'est aussi le lieu o√Ļ les superstitions, rites et coutumes ont surv√©cu le plus longtemps ; une tradition curieuse divisait les habitants en deux castes: les gens de la "Belle", le "dessus du panier" (en l928, le quart de la population) et les gens du "Renom". Cette distribution, (qui ne divisait pas protestants et catholiques), remonterait aux fronti√®res entre Lombards et Sarrazins. Il √©tait difficile de se marier entre "nobles" et "vilains". Mais autre hypoth√®se ; un homme d'Arvieux est all√© chercher femme √† Ristolas, belle mais boiteuse. Ils eurent 5 filles qui connurent un bonheur si parfait qu'il fit croire √† l'œuvre du diable. La caste du "Renom" √©tait n√©e. Les sorciers ont aussi eu, ici, la vie dure. Plusieurs sorci√®res ont √©t√© br√Ľl√©es au XV√®me si√®cle.

Arvieux, dans le Val d'Azur, est composée de 13 hameaux ; parmi ceux ci, en partant du Guil : les Moulins, Villargaudin (du germanique gaud = forêt) sur les hauteurs ; à gauche, le Pasquier, les Maisons (à l'écart de la route, à droite), Arvieux, le Coin, la Chalp (très modifiés par le tourisme et l'immobilier) et Brunissard, sans doute le mieux conservé, et le dernier lieu habité (1785 m) avant l'Izoard.

Et à l'écart, dans les gorges du Guil, le Veyer (Viarius, Veyarium, 1290, près de la route) dominé par les Escoyères, qui fut, sans doute, l'un des premiers hameaux habités du Queyras.

Les fêtes (Arvieux) (haut page):

  • 1er dimanche d'avril : le grand Beal une des grandes courses de ski alpinisme
  • 1er dimanche de juillet : f√™te de Clapeyto
  • 25 juillet : f√™te de la Saint Jacques √† Villargaudin.
  • ao√Ľt : f√™te des potiers.
  • 10 ao√Ľt : f√™te de la Saint Laurent.
  • 1er dimanche apr√®s le 15 ao√Ľt : f√™te √† Furfande (le dimanche "du milieu de l'√©t√©").
Bibliographie (Arvieux) (haut page):

  • "Les Escoy√®res en Queyras", Dr J.A. Chabrand, bulletin du Dauphin√© 1 881.
  • "Au pays de la Belle", coutumes, chansons, l√©gendes d'Arvieux, Andr√© Bourgue imp. Mistral, Cavaillon 1 968.
  • "Les coutumes d'Arvieux", Paul Guillemin, Lyon 1 880.
  • "Lou Bazan", magazine local. Arvieux est la seule commune au Queyras √† sortir un journal 2 ou 3 fois l'an.
  • "Respirez Randos. Ballade dans le Val d'Arvieux" Ed. Alain Blanc 1991
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Arvieux) (haut page):

  • par le GR 58 vers le col Furfande (2501 m) et ses chalets tr√®s int√©ressants √† partir de Brunissard.
  • par la route, le col de l'Izoard et la Casse d√©serte ; et √† l'Est, le lac de Souliers.
  • par le GR 5, le col des Ayes (2480 m) et, un peu avant, les chalets de l'Eychaillon et ceux de Clapeyto.
  • au col, un relais cyclotouriste et une petite exposition sur le Tour de France (qui est pass√© pour la premi√®re fois ici en 1922).
A voir (Arvieux) (haut page):

  • L'√©glise du XVI√®me si√®cle, mutil√©e pendant les guerres de religion, refaite au XVII√®me si√®cle. (1685)
  • Le four banal de Villargaudin, les fontaines publiques, les cadrans solaires.
  • L'architecture des maisons √† arcades, originale et unique dans le Queyras : il en reste 4 ou 5 exemplaires bien conserv√©s. Probablement l'œuvre de ma√ßons italiens.
  • Les jouets du Queyras √† la Chalp d'Arvieux.
  • Fromagerie d'Arvieux : cette commune a une agriculture bien vivante et une production laiti√®re importante.
  • L'√©comus√©e du moulin.

La tradition se perpétue: en 1994 a été construit, à la Chalp un nouveau campanile. Il y a aussi celui de Brunissard, de 11 m de haut ou "clocher du procureur". Sa cloche alertait les habitants des dangers, sonnait les réunions municipales et appelait aux corvées.

Ceillac:

Office de tourisme 04 92 45 05 74 ou site très complet sur Ceillac

 

Son histoire (Ceillac) :

Altitude 1640 mètres. Le nom de cette commune a connu beaucoup de mutations : Valle Ciliair (bulle du pape Gelase II du 20 décembre 1118); Ciliacum dans des documents de 1270, 1290, 1331, 1416; Cellaco en l301; Ceylacio en 1321; Seylaco en 1390; Siliaco en 1414; Cilhiaco en 1458; Cilhiacum, Ceillacum, Seillacum en 1520; Seilhiaco en 1544; Selyac en 1568; Celhac en 1624; Ceillaq en 1728; Seillac en 1721 et 1771.

La vie de Ceillac, dans sa vall√©e aux sites tr√®s vari√©s, ne s'est pas d√©roul√©e aux m√™mes rythmes que ceux des villages du Queyras. Au demeurant, grande diff√©rence, Ceillac n'a pas √©t√© isol√©e, comme le reste du Queyras, par la route difficile de la Combe et ses relations avec Guillestre ont √©t√© faciles et nombreuses. Ces deux communes √©taient d'ailleurs rattach√©es autrefois au m√™me archev√™que d'Embrun avec lequel Ceillac e√Ľt des d√©m√™l√©s.

Mais Ceillac a v√©cu aussi aux heures du Queyras : catastrophes naturelles, incendies (celui de 1738 br√Ľle 70 maisons ; celui de 1884, 58.), √©pid√©mies, disettes et surtout pr√©l√®vements militaires (guerres d'ltalie, guerres de la R√©volution). Bien que Ceillac soit, plut√īt, rest√© fid√®le √† la religion catholique, elle a, comme les autres, souffert des guerres de religions: en 1691, elle a √©t√© incendi√©e par les huguenots. En 1957 elle fut ravag√©e par les crues.

Ceillac a, comme toute la région, été atteinte par la dépopulation : 920 habitants aux environs de 1830 (son maximum), 249 en 1936, 208 en 1968, mais le sursaut est un des premiers observés en Queyras. Dès 1975, elle passe à 275 habitants et à 290 en 1990, 111 en 2002.

L'agriculture est encore bien vivante :

Philippe Lamour a marqué Ceillac jusqu'en 1982 comme maire et aussi comme Président fondateur du parc du Queyras (1977).

Au temps de Napoléon et jusqu'en 1848, un maire de caractère régnait : Le père Fournier qui n'hésitait pas à marier de force les séducteurs trop hardis, surpris sur le vif. On l'appelait le "Napoléon du Queyras".·

Les fêtes (Ceillac) (haut page):

  • Fin janvier: f√™te de Saint Vincent.
  • 26 juillet: procession de Sainte Anne.
  • 3√®me dimanche d'ao√Ľt: f√™te de Saint Barth√©l√©my, patron de Ceillac
  • 28 septembre : foire aux agnelles.( St Michel)
  • Semaine du patrimoine et f√™te des traditions queyrassines en janvier.
Bibliographie (Ceillac) (haut page):

  • "Monographie de Ceillac", J. Tivollier. 1 926 Bulletin de la Soci√©t√© d'√©tudes des Htes-Alpes Gap
  • "L√† haut sur la montagne: Ceillac", C. Fournier, 1982. Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, reed 1994
  • "Communaut√© de Ceillac", Abb√© P. Guillaume. imp. Alpine, Gap, 1 916.
  • Phillippe Lamour : Une architecture : les amis de Ceillac 1994 √† leur maire de 1965 √† 1983.
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Ceillac) (haut page):

Le lac Miroir (1h de marche), le lac Sainte Anne et sa chapelle (2415m) (1h30 de marche) sur le GR5, √† l'Est; deux hameaux le long du M√©lezet vers le col Tronchet √† 2661m), le col de Bramousse (2251m) sur le GR 58 (1h de marche), le col de Fromage (2300m) (√† 1h) et, au Nord Est, vers la carri√®re de marbre vert, le Cristillan avec ses hameaux dont Les Chalmettes o√Ļ estivait Philippe Lamour.

A voir (Ceillac) (haut page):

Dans le village même, les deux églises (Saint Sébastien, 1 501), et Sainte Cécile (Xème siècle) et quelques maisons anciennes. La mairie date de 1558.

 

Ch√Ęteau Queyras:

Office de tourisme 04 92 46 86 89

Son histoire (Chateau VilleVieille) :

Altitude 1349 m√®tres. La population, de 1378 habitants en 1831, est aujourd'hui de 272. Cette commune regroupe deux villages principaux : Ch√Ęteau-Queyras √† l'Ouest, domin√© par son fort, Villevieille √† l'Est. Et quatre hameaux sur les hauteurs: Montbardon (Mont Bardo en 1 311, "site de hauteur", comme Bardonnechia) en aval, Souliers (vient de Solers 1260 ; expos√© au soleil), les Prats et Meyri√®s (Meyariis 1339 ; du latin migrare et du proven√ßal meira = changer de lieu: chalets habit√©s seulement √† certaines p√©riodes de l'ann√©e).

Villevieille, du nom romain de Villa √† l'intersection de deux vall√©es, se ressent encore des inondations catastrophiques de 1957 o√Ļ le le Guil et l'Aigue Blanche sont brutalement sortis de leur lit.

A la diff√©rence de Mont-Dauphin qui a une date certaine (1692), Fort Queyras remonte √† des temps tr√®s anciens. On pense qu'existait, sur ce verrou glaciaire, un ch√Ęteau construit au XI√®me et XII√®me si√®cles contre les pillards de Provence. On le cite dans des textes, vers 1343, au moment o√Ļ se d√©cidait la R√©publique des Escartons. Lorsque, au XIV√®me si√®cle, le Dauphin√© fut absorb√© par le Royaume de France, le fort devait d√©fendre les fronti√®res de l'Est. A partir de 1550, le protestantisme gagne le Queyras et s'ouvre alors un si√®cle de guerres internes.

1574 : Le Queyras est envahi par les r√©form√©s. Le monast√®re situ√© pr√®s du cimeti√®re, en contre bas du ch√Ęteau, est pill√© et br√Ľl√©.
1587 : Lesdiguières, avec une troupe de huguenots, s'empare du Queyras.
1598 : L'Edit de Nantes : le calme revient dans un pays aux 2/3 protestant.
1685 : Révocation de l'Edit de Nantes : les troubles reprennent.
1691 : Invasion des savoyards et huguenots.
1692 : Reprise par Catinat : reconversions partielles au catholicisme: incendies.
1700 : Vauban demande que l'on consolide le fort (garnison de 200 hommes et 6 officiers).
1703 et 1744 : Razzias huguenotes. Le pays se calme au XVIIIème siècle.
1799 : le fort est, un moment, menacé.
1818 : le fort est le lieu d'un fait divers : un beau crime passionnel. Puis le fort, présentant de moins en moins d'intérêt, voit, tout autour de lui, les routes s'ouvrir.
Depuis 1880, des "chasseurs alpins" y logent.
En 1914, le fort est vidé, puis un peu conforté En 1922 et l932. Les hostilités de 1940-45 ne le touchent pas.
En 1960, la décision est prise de le mettre en vente, ce qui est réalisé en 1967. Fort Queyras, maintenant propriété privée, est ouvert à la visite et à des expositions.

Les fêtes (haut page):

  • 29 juin: St Pierre √† Souliers.
  • 15 juillet: St Jacques √† Meyri√®s.
  • 19 juillet: St Ars√®ne √† Montbardon (f√™te du pain).
  • 15 ao√Ľt: f√™te patronale √† Ch√Ęteau-Queyras, feu d'artifice.
  • 21 septembre: foire agricole de la St Mathieu.
  • Fin novembre: f√™te de St Andr√© √† Villevieille.
Bibliographie (haut page):

  • "Fort Oueyras", A. et O. Golaz, soci√©t√© d'√©tudes des Hautes-Alpes, Gap 1966.
  • Guide du sentier des Astragales par le parc naturel du Queyras 1988
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (haut page):

Quelques promenades √† partir de Ch√Ęteau

  • de Ch√Ęteau vers Meyri√®s puis vers le col de P√©as par le GR 58 (2h30 √† 3h); non loin, une mine d'amiante.
  • de Ch√Ęteau vers le hameau de Montbardon par la route foresti√®re (environ 1h).
  • au d√©part de Souliers, d'un pas tranquille et sans grande d√©nivellation, le lac de Roue (30 mn) ; l'une des plus belles for√™ts de m√©l√®zes du Queyras ; √† 15 minutes, panorama sur Fort Queyras.
  • Sommet Bucher (Bucher parce qu'on faisait l√† des feux pour annoncer l'ennemi) : le sentier monte √† travers bois pour atteindre, en 2h le sommet (2254 m) o√Ļ est install√© un relais de t√©l√©vision. Cette route a √©t√© ouverte en 1892 par les militaires du g√©n√©ral Baron-Berge.

Promenades à partir de Villevieille

  • Le sentier botanique dit sentier des astragales et la "pierre Fiche" (celto-ligure ?).
  • Les "demoiselles coiff√©es" de Villevieille vers Molines (voir photo p 12).
A voir (haut page):

  • Fort Queyras se visite en √©t√© de juin √† septembre.
  • L'exposition g√©ologique : "les frissons de la terre" dans la crypte du ch√Ęteau
  • L'√©glise de Villevieille (de la fin du XV√®me si√®cle)
  • La salle commune o√Ļ se trouve l'armoire des escartons aux huit clefs fabrique√© en 1773 par Sibille √† St V√©ran.
  • La maison de l'artisanat √† Villevieille

Chianale:
Cime du Mélezet: Office de tourisme 04 92 45 05 74

Son histoire (Ceillac) :

Altitude 1640 mètres. Le nom de cette commune a connu beaucoup de mutations : Valle Ciliair (bulle du pape Gelase II du 20 décembre 1118); Ciliacum dans des documents de 1270, 1290, 1331, 1416; Cellaco en l301; Ceylacio en 1321; Seylaco en 1390; Siliaco en 1414; Cilhiaco en 1458; Cilhiacum, Ceillacum, Seillacum en 1520; Seilhiaco en 1544; Selyac en 1568; Celhac en 1624; Ceillaq en 1728; Seillac en 1721 et 1771.

La vie de Ceillac, dans sa vall√©e aux sites tr√®s vari√©s, ne s'est pas d√©roul√©e aux m√™mes rythmes que ceux des villages du Queyras. Au demeurant, grande diff√©rence, Ceillac n'a pas √©t√© isol√©e, comme le reste du Queyras, par la route difficile de la Combe et ses relations avec Guillestre ont √©t√© faciles et nombreuses. Ces deux communes √©taient d'ailleurs rattach√©es autrefois au m√™me archev√™que d'Embrun avec lequel Ceillac e√Ľt des d√©m√™l√©s.

Mais Ceillac a v√©cu aussi aux heures du Queyras : catastrophes naturelles, incendies (celui de 1738 br√Ľle 70 maisons ; celui de 1884, 58.), √©pid√©mies, disettes et surtout pr√©l√®vements militaires (guerres d'ltalie, guerres de la R√©volution). Bien que Ceillac soit, plut√īt, rest√© fid√®le √† la religion catholique, elle a, comme les autres, souffert des guerres de religions: en 1691, elle a √©t√© incendi√©e par les huguenots. En 1957 elle fut ravag√©e par les crues.

Ceillac a, comme toute la région, été atteinte par la dépopulation : 920 habitants aux environs de 1830 (son maximum), 249 en 1936, 208 en 1968, mais le sursaut est un des premiers observés en Queyras. Dès 1975, elle passe à 275 habitants et à 290 en 1990, 111 en 2002.

L'agriculture est encore bien vivante :

Philippe Lamour a marqué Ceillac jusqu'en 1982 comme maire et aussi comme Président fondateur du parc du Queyras (1977).

Au temps de Napoléon et jusqu'en 1848, un maire de caractère régnait : Le père Fournier qui n'hésitait pas à marier de force les séducteurs trop hardis, surpris sur le vif. On l'appelait le "Napoléon du Queyras".·

Les fêtes (Ceillac) (haut page):

  • Fin janvier: f√™te de Saint Vincent.
  • 26 juillet: procession de Sainte Anne.
  • 3√®me dimanche d'ao√Ľt: f√™te de Saint Barth√©l√©my, patron de Ceillac
  • 28 septembre : foire aux agnelles.( St Michel)
  • Semaine du patrimoine et f√™te des traditions queyrassines en janvier.
Bibliographie (Ceillac) (haut page):

  • "Monographie de Ceillac", J. Tivollier. 1 926 Bulletin de la Soci√©t√© d'√©tudes des Htes-Alpes Gap
  • "L√† haut sur la montagne: Ceillac", C. Fournier, 1982. Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, reed 1994
  • "Communaut√© de Ceillac", Abb√© P. Guillaume. imp. Alpine, Gap, 1 916.
  • Phillippe Lamour : Une architecture : les amis de Ceillac 1994 √† leur maire de 1965 √† 1983.
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Ceillac) (haut page):

Le lac Miroir (1h de marche), le lac Sainte Anne et sa chapelle (2415m) (1h30 de marche) sur le GR5, √† l'Est; deux hameaux le long du M√©lezet vers le col Tronchet √† 2661m), le col de Bramousse (2251m) sur le GR 58 (1h de marche), le col de Fromage (2300m) (√† 1h) et, au Nord Est, vers la carri√®re de marbre vert, le Cristillan avec ses hameaux dont Les Chalmettes o√Ļ estivait Philippe Lamour.

A voir (Ceillac) (haut page):

Dans le village même, les deux églises (Saint Sébastien, 1 501), et Sainte Cécile (Xème siècle) et quelques maisons anciennes. La mairie date de 1558.

Echalp:

Office de tourisme 04 92 46 72 26

Son histoire (Ristolas) :

Ristolas est la dernière commune de la vallée du Guil : c'est la plus étendue et la moins peuplée des communes du Queyras.
Altitude 1595 mètres. L'origine du nom (Ristolacciis 1260 et Restolacium 1475) est incertaine : certains penchent pour "Restols" (chaume en provençal), d'autres préfèrent "Rivus tollens" (ruisseau destructeur).


Sa population était de près de 900 habitants à la fin du XVIIIème siècle, (875 en 1763) et de 643 en 1831. Elle est aujourd'hui de 82 (2002).
Ristolas a été plusieurs fois dévastée par les guerres. Incendiée en 1940, elle fut détruite en 1944. L'aide de l'Etat à la reconstruction aboutit aux grandes fermes que l'on voit aujourd'hui. (voir photo p 76)


Le village a été dévasté en 1957 par l'inondation du Segure.
Ristolas vit aujourd'hui à l'heure du tourisme dont les colonies de vacances sont l'essentiel. C'est aussi un lieu de recherche sur le tétraslyre.

Les fêtes (Ristolas) (haut page):

  • Festival de musique fin Juillet
Bibliographie (Ristolas) (haut page):

  • Sentier √©cologique du Pr√© Michel ed. parc du Queyras 1990
  • Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Ristolas) (haut page):

  • La Monta, 1260 qui vient du proven√ßal mountado=mont√©e) o√Ļ se trouve un g√ģte qui accueille de nombreux randonneurs, et son √©glise.
  • L'Echalp, dernier hameau de la vall√©e, avec ses ruines, victime d'une avalanche en 1948.
  • La Roche √©croul√©e (√©cole d'escalade).
  • Le belv√©d√®re du Mont Viso, o√Ļ s'arr√™te, √† la "Roche √©croul√©e", la route carrossable, est une √©tape vers le Mont Viso, gloire des Alpes (3841m). Il faut se donner 2 ou 3 jours pour en faire le tour.
  • Le refuge du Viso (2460 m) √† 1h30 du Belv√©d√®re.
  • Le pic de S√©gure (2990 m) √† 5h les lacs Egorgeou (2 400 m) et For√©ant 2 600 m.
  • Le col de la croix (2299 m) au d√©part du g√ģte de la Monta (2h30) puis refuge Jervis (en Italie) 45mn apr√®s le col. Sous le col, un projet routier qui a faillit se r√©aliser en 1912, 1922 et 1934 .
  • Le col de la Traversette (2914m) marqu√© par un autre projet, r√©alis√©, celui l√† en 1 480, par le Marquis de Saluce: un tunnel qui devait servir pour les exportations de sel... Servit-t-il √† faire passer l'artillerie de Fran√ßois 1er ? En tout cas, il fut pratiquement abandonn√© en 1601. Sera-t-il, comme il en est question, reconstruit sur des cr√©dits europ√©ens ?
A voir (Ristolas) (haut page):

  • L'√©glise (1745) remani√©e.
  • Le monument en l'honneur de l'arriv√©e de l'√©lectricit√© en 1907 (apr√®s Abri√®s qui √©tait en France parmi les premi√®res communes rurales √† la recevoir).
Escoyères:

Office de tourisme 04 92 46 86 89:

 

Présentation du village par Pascale et Olivier Raguin:

 

Le village des Escoyères est composé de quatre petits hameaux ; les Esponces, le Serre, les Escoyères et plus haut le Chatelard (partiellement ruiné en 1967 par un incendie).

 

Ce village est sans doute l’un des premiers du Queyras. Il fut un carrefour des voies romaines et la n√©cropole antique de toute la vall√©e. (Chemin des morts)
Plusieurs √©difices religieux t√©moignent de ce riche pass√©, la Chapelle Ste Marie madeleine,( voir photo) class√© au patrimoine historique des b√Ętiments de France, est la plus √©tonnante de toute la vall√©e puisse qu’elle comporte sur ses deux linteaux de porte les fragments de la st√®le de Bussulus, pr√©fet romain.

La construction de la route en 1967 (pittoresque 3kms avec ses 32 lacets) a donnée lieu à la renaissance de ce lieu antique.
Les maisons, toutes authentiques, ont √©t√© restaur√©es ainsi que deux cadrans solaires de Francesco Zarbula, visibles l’un sur la chapelle St Roch l’autre sur la fa√ßade d’une maison derri√®re l’ancienne √©cole.

Le centre du village aménagé par les habitants autour de la fontaine en pierre, propose une halte agréable et ombragée aux randonneurs et visiteurs de ce site.
Plusieurs sentiers sillonnent ce plateau, la voie romaine et le chemin de la Croix sur le Gr58 et le plus édifiant celui de Charve construit, en 1878, dans la falaise et surplombant les gorges du Guil.

Sur la lauze, au Chatelard, vous pourrez admirer (sans y toucher) au mois de juin plusieurs sp√©cimens tr√®s rares de la flore alpine dont la ‘Dracoc√©phale d’Autriche’(fiche en cours).
¬†Le hameau des Escoy√®res est √©galement un lieu d’hivernage r√©put√© pour sa faune sauvage o√Ļ vous pourrez, de l’automne (apr√®s la chasse) √† mai, admirer les majestueux cervid√©s ainsi que les mouflons et chamois…
 

 

Extrait du guide été/hiver du Queyras  de Mathieu et Serge Antoine :

 

Son histoire (Escoyères - Gorges_Guil) :

En balcon au dessus d'un ravin avec le Guil au fond, sur 4 kilom√®tres, la route ouverte en 1856, fait frissonner ; mais c'√©tait bien pire avec le sentier muletier d'avant. La voie romaine qui reliait la vall√©e √† la pr√©fecture des Escoy√®res, elle, cheminait de l'autre c√īt√©, avec deux hameaux : le Gros et Pr√©rioud. Le GR 541 l√† suit une partie de la voie romaine. Les Escoy√®res √©taient, au temps des romains, la pr√©fecture (viendrait du latin excublae : chien de garde ou sentinelle) ;voir sa chapelle et son inscription (p.34 du guide) les paysages romains, champs, voies, adductions d'eau demeurent √©mouvants. Mais la route en lacets est dure.

 

Bibliographie (Escoyères - Gorges_Guil) (haut page):
  • "Une Escoy√®re en Queyras" Antoinette Messimily. Ed de la Vallouise 1982
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

 

Autres sites et hameaux à proximité:

Bramousse
Plus de 100 habitants à la Révolution, aujourd'hui très dépeuplé ; le dernier ours du Queyras serait mort là vers 1880 ? l'origine du mot Bramousse viendrait de l'ours.
un g√ģte ; le Riou Vert ; une tr√®s belle vue sur les hameaux des Escoy√®res et de Montbardon ; √† un peu plus d'une heure de mont√©e, les chalets de Bramousse (1821 m) et, √† 30 minutes, en for√™t √† l'Est, le "m√©l√®ze remarquable" (v√©t√©ran de Fran√ßois Ire qui d'ailleurs est pass√© dans la r√©gion). De juin √† septembre, "la ballade gourmande" relie Bramousse et Montbardon.


Le hameau du Veyer dévasté par les incendies en 1669, 1712, 1779, 1859, 1860, et par les crues
du Guil (1957). Chapelle intéressante.


Montbardon: des 28 familles à la fin du XVIIIème siècle, il en reste peu mais les gites d'étapes et
la fromagerie ont relancé ce petit hameau.


La chapelue, avec son école d'escalade ouverte depuis 1992. Les gorges du Guil sont un lieu de
contemplation :mais aussi d'activité sportive : escalade, kayak, rafting et canyoning dans le Guil. Un "parcours d'aventure" a été balisé.

 

Fontgillarde: Son histoire (Molines) :

Altitude 1760 m. L'origine du nom, Mullinaricii (739), est sans doute celle de moulin (en latin: molinus) ; d'autres parlent de Terra Molis (terres molles).
Le village, que le tourisme repeuple, a 375 habitants aujourd'hui (2002), avec un minimum de 244 en 1968 et un maximum de 1050 en 1836.
Comme tous les autres villages du Queyras, Molines a connu des vicissitudes : 1629 ; les armées du Roi : 1630 ; la peste : 1653 ; pillages et viols : 1689 ; incendies : 1690 ; razzia des Vaudois: 1746 ; un incendie détruit 250 maisons et y couve encore deux mois après.

La commune se compose du centre (le Serre) et des hameaux : Gaudissart vers le Nord (devrait son nom à une racine germanique gau=canton et à essarts=bois défriché ou encore serre=montée, sommet isolé), La Rua, en bas; et dans la vallée d'Agnelle, Pierre-Grosse, 1926 mètres (qui doit son nom aux nombreux rochers qui l'entourent), le Coin et Fontgillarde, 1990 mètres (font ou fount = fontaine; gillarde = abondante, qui jaillit avec force).
L'hiver, on peut aller en voiture jusqu'à Fontgillarde ; l'été, jusqu'en Italie par le col Agnel.

L'histoire de Molines a été écrite sur des registres appelés "transitons". (ou chemins ruraux) ; il y fut relaté les faits marquants et surtout tragiques. Ainsi on retrouve cette lutte sanguinaire entre catholiques et réformés: en 1574, le 17 ou 18 juillet : "Les chapeaux blancs de la religion prétendue réformée commirent plusieurs cruautés contre les catholiques. Ils minèrent le pied du clocher de l'église dans lequel ces derniers étaient réfugiés, les faisant ainsi tous périr. Et le curé de Molines ne voulant pas changer, ils l'enterrèrent tout vif devant la porte du cimetière jusqu'à la tête et l'ont prise pour but au jeu de boule..."

Les épidémies, calamités naturelles ou accidents sont aussi relatés. "L'an 1717, un certain Jean Villel, de la Chalp, avec Etienne Fine et un certain Jean Filipot sont allés à la chasse le jour de la fête Dieu, dont le dit Villel voulait tirer un chamois et le dit Filipot restant derrière, une pierre sortit la teste, et le dit Villel luy tyra un coup de fusyl à la teste, s'étoit une mégarde dont il tua le dit Filipot et le dit Villel".

La station de ski (dont le premier téléski date de 1960) est reliée aux pistes de St Véran. L'été, sa piste de luge est accessible sous le télésiège.

Les fêtes (Molines) (haut page):

- Marché le mardi.
- 20 janvier: Saint Sébastien à Pierre-Grosse.
- 29 juin: Saint Pierre à Fontgillarde.
- 2 juillet: Sainte Elisabeth au Coin.
- 6 ao√Ľt: p√®lerinage √† la chapelle Saint Simon: depuis 1 830 environ, cette journ√©e rassemble
- les habitants de Molines accompagnés aujourd'hui de nombreux estivants.
- 18 novembre: fête de Saint Romain.

Bibliographie (Molines) (haut page):

- "Molines en Queyras", J. Tivollier, 1913, ed Jeanne Laffitte reprints, Marseille 1981.
- "√Čtude d√©mographique d'un village de haute montagne" : Molines en Queyras au XVIII√®me si√®cle
- par Nicole Maby-Fleury TER Grenoble 1972.

Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Molines) (haut page):

- Chapelle St Simon (2196 m), s'atteint de Molines en 2 h par le Col des prés de fromage.
- La gardiole de l'Alp (2786 m) ; départ de Pierre grosse (2h30 de marche) ;
- Refuge (2580 m) du Col Agnel (2744 m) : le col est à environ 2 heures de marche de Fontgillarde.
- Le Pas du Cha√Į (2790 m) est un petit col qui permet de rejoindre la vall√©e du Peynin et Aiguilles : sentier au d√©part du Coin (hameau entre Pierre Grosse et Fontgillarde) (environ 2h).

A voir (Molines) (haut page):

- L'église de la Rua de Molines avec son clocher arraché par la tourmente en 1 982 puis restauré.
- Le hameau de Pierre-Grosse et ses maisons bien conservées.
- Le four à pain.
- Les ruines de Serre des Chabrands.
- La fabrique de jouets en bois à la Rua.

Gaudissard: Son histoire (Molines) :

Altitude 1760 m. L'origine du nom, Mullinaricii (739), est sans doute celle de moulin (en latin: molinus) ; d'autres parlent de Terra Molis (terres molles).
Le village, que le tourisme repeuple, a 375 habitants aujourd'hui (2002), avec un minimum de 244 en 1968 et un maximum de 1050 en 1836.
Comme tous les autres villages du Queyras, Molines a connu des vicissitudes : 1629 ; les armées du Roi : 1630 ; la peste : 1653 ; pillages et viols : 1689 ; incendies : 1690 ; razzia des Vaudois: 1746 ; un incendie détruit 250 maisons et y couve encore deux mois après.

La commune se compose du centre (le Serre) et des hameaux : Gaudissart vers le Nord (devrait son nom à une racine germanique gau=canton et à essarts=bois défriché ou encore serre=montée, sommet isolé), La Rua, en bas; et dans la vallée d'Agnelle, Pierre-Grosse, 1926 mètres (qui doit son nom aux nombreux rochers qui l'entourent), le Coin et Fontgillarde, 1990 mètres (font ou fount = fontaine; gillarde = abondante, qui jaillit avec force).
L'hiver, on peut aller en voiture jusqu'à Fontgillarde ; l'été, jusqu'en Italie par le col Agnel.

L'histoire de Molines a été écrite sur des registres appelés "transitons". (ou chemins ruraux) ; il y fut relaté les faits marquants et surtout tragiques. Ainsi on retrouve cette lutte sanguinaire entre catholiques et réformés: en 1574, le 17 ou 18 juillet : "Les chapeaux blancs de la religion prétendue réformée commirent plusieurs cruautés contre les catholiques. Ils minèrent le pied du clocher de l'église dans lequel ces derniers étaient réfugiés, les faisant ainsi tous périr. Et le curé de Molines ne voulant pas changer, ils l'enterrèrent tout vif devant la porte du cimetière jusqu'à la tête et l'ont prise pour but au jeu de boule..."

Les épidémies, calamités naturelles ou accidents sont aussi relatés. "L'an 1717, un certain Jean Villel, de la Chalp, avec Etienne Fine et un certain Jean Filipot sont allés à la chasse le jour de la fête Dieu, dont le dit Villel voulait tirer un chamois et le dit Filipot restant derrière, une pierre sortit la teste, et le dit Villel luy tyra un coup de fusyl à la teste, s'étoit une mégarde dont il tua le dit Filipot et le dit Villel".

La station de ski (dont le premier téléski date de 1960) est reliée aux pistes de St Véran. L'été, sa piste de luge est accessible sous le télésiège.

Les fêtes (Molines) (haut page):

- Marché le mardi.
- 20 janvier: Saint Sébastien à Pierre-Grosse.
- 29 juin: Saint Pierre à Fontgillarde.
- 2 juillet: Sainte Elisabeth au Coin.
- 6 ao√Ľt: p√®lerinage √† la chapelle Saint Simon: depuis 1 830 environ, cette journ√©e rassemble
- les habitants de Molines accompagnés aujourd'hui de nombreux estivants.
- 18 novembre: fête de Saint Romain.

Bibliographie (Molines) (haut page):

- "Molines en Queyras", J. Tivollier, 1913, ed Jeanne Laffitte reprints, Marseille 1981.
- "√Čtude d√©mographique d'un village de haute montagne" : Molines en Queyras au XVIII√®me si√®cle
- par Nicole Maby-Fleury TER Grenoble 1972.

Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Molines) (haut page):

- Chapelle St Simon (2196 m), s'atteint de Molines en 2 h par le Col des prés de fromage.
- La gardiole de l'Alp (2786 m) ; départ de Pierre grosse (2h30 de marche) ;
- Refuge (2580 m) du Col Agnel (2744 m) : le col est à environ 2 heures de marche de Fontgillarde.
- Le Pas du Cha√Į (2790 m) est un petit col qui permet de rejoindre la vall√©e du Peynin et Aiguilles : sentier au d√©part du Coin (hameau entre Pierre Grosse et Fontgillarde) (environ 2h).

A voir (Molines) (haut page):

- L'église de la Rua de Molines avec son clocher arraché par la tourmente en 1 982 puis restauré.
- Le hameau de Pierre-Grosse et ses maisons bien conservées.
- Le four à pain.
- Les ruines de Serre des Chabrands.
- La fabrique de jouets en bois à la Rua.

Guillestre:

Office de tourisme 04 92 45 04 37

 

Son histoire (Guillestre) :

Altitude 1004 m√®tres (√† l'√©glise), Guillestre, aux confluents du Guil (Guil ou Gil est peut-√™tre le nom de ruisseau ou rivi√®re en celte ; "Guil extra" ; en dehors du Guil) est une porte du Queyras qui domine la Durance. Bien ouverte au Sud, sur des pentes o√Ļ pousse la vigne, elle a √©t√© une place forte dont les remparts datent du XIV√®me si√®cle et dont les rues √©taient √©troites, avec un habitat tass√©, verrouill√© par des portes fortifi√©es.


Les fortifications n'ont pas empêché Guillestre d'être prise et reprise au temps des guerres de religions. Vauban a préféré construire Mont-Dauphin comme site de défense.


On relève Guillestre parmi les lieux d'implantation romaine : on a retrouvé des pièces dans des jardins de Guillestre et près de là, à Panacelle, sur le chemin de Peyre-Haute, un berger a découvert un trésor de fibules, de colliers, de bracelets.


Guillestre, au XIXème siècle, a subi le déclin régional. 1754 habitants en 1836, 1374 en 1906, 1016 en 1936. (près de 2000 en 1992, 2279 en 2002).
Mais, bénéficiant de sa situation, avec le chemin de fer arrivé en 1883 à Mont-Dauphin et avec la route de la Combe, ouverte vers le Queyras en 1856, Guillestre a renforcé sa position commerciale ; la population progresse (1503 en 1962, 2004 en 1990), dans ce chef-lieu de canton rattaché maintenant à Briançon. Son territoire s'étend jusqu'à 10 km au delà des gorges du Queyras (hameau de Bramousse).

 

Les fêtes (Guillestre) (haut page):

  • March√© tous les lundis.
  • D√©but juin ; foire aux plants.
  • En juillet : f√™te du cuir et du bois.
  • Fin juillet d√©but ao√Ľt, festival de musique "entre Guil et Durance"
  • 15 ao√Ľt : f√™te patronale.
  • En ao√Ľt march√© du cuir et des bijoux.
  • Mi octobre, soir√©e polenta (Guillestre est jumel√©e avec Torre Pellice en Italie).
  • Octobre : lundi de la St Luc : foire
Bibliographie (Guillestre) (haut page):

  • "Guillestre mon pays", A. Guillaume (ed. des cahiers de l'Alpe, 1962)...
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Guillestre) (haut page):

  • Le plan de Phazy (40 mn) o√Ļ l'eau sort de terre √† 25-28 degr√©s. Ces eaux sont consid√©r√©es comme th√©rapeutiques. En 1824, le d√©partement des Hautes-Alpes fit construire une rotonde qui abrite une exposition artisanale en √©t√©.
  • Les villages de St Crepin et de St Cl√©ment.
  • Montdauphin-Eygliers (45 mn).
  • Sur l'autre rive de la Durance, √† R√©otier, les concr√©tions d'une autre source min√©rale thermale ou "fontaine p√©trifiante" √† forme de b√™te fantastique qui, malheureusement, a perdu sa t√™te r√©cemment.
  • Les gorges du Queyras : la maison du Roy par l'ancienne route (1h30).
  • Des sentiers GR balis√©s √† partir de la ville.
  • Table d'orientation de Peyre Haute, sur la route de Vars (1h30)..
A voir (Guillestre) (haut page):


Les remparts, vestiges du XIV√®me si√®cle (voir la tour d'Eygliers) et 4 portes enferment une ville r√Ębl√©e aux petites places avenantes. La cit√© vaut d'√™tre vue et de n'√™tre pas d√©laiss√© en roulant sur une "d√©viation" certes bien salutaires (ouvertes en 1993) qui la sauve d'un trafic lourd et bruyant ; on s'arr√™tera √† l'√©glise N.D. d'Aquillon, construite entre 1507 et 1532 en marbre rose provenant de carri√®res proches ; son porche int√©ressant (comme √† St V√©ran et √† Abri√®s) est constitu√© de deux colonnes port√©es par des lions. On remarquera aussi la qualit√© de la serrure de la belle porte de bois. Tout pr√®s, la chapelle des p√©nitents.
En direction d'Eygliers la "rue des masques", passe entre des rochers "figuratifs" (masc = sorcier, en provençal)

 

la Cassière:

Office de tourisme 04 92 46 75 76

Son histoire (Arvieux) :

Altitude 1551 m√®tres. L'origine de son nom est, en latin, Arvium (labour, champ); en 1260, Arv√©olo. Situ√©e au Nord de la vall√©e du Guil sur un affluent, la Rivi√®re, Arvieux est reli√©e, l'√©t√©, au brian√ßonnais par le col de l'lzoard dont la route a √©t√© construite en 1893 par les chasseurs alpins de Ch√Ęteau-Queyras.

Arvieux a une population croissante au cours des XVII√®me et XVIII√®me si√®cles pour aboutir √† un maximum en 1841: 1004 habitants. Puis, comme partout, c'est le d√©clin: 554 habitants en 1931, 412 en 1968 et 324 en 1975. Il est enray√© en 1990 : 338, 2002 351.Mais le temps n'a pas √©t√© lin√©aire; les vicissitudes ont √©t√© nombreuses au cours des si√®cles : en 1630, c'est la peste qui tue les 2/3 de la population; en 1638, c'est un incendie qui br√Ľle toute "la ville". Les guerres de religion n'ont pas √©pargn√© ce village, tr√®s marqu√© par les Vaudois, puis par le protestantisme. Apr√®s la r√©vocation de l'Edit de Nantes (1685), plus d'un tiers de la population √©migre en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Prusse.

La population s'est toujours serrée les coudes dans l'adversité ; la communauté d'Arvieux, peut-être plus que d'autres en Queyras, est solidaire : la première fauche était destinée aux veuves et aux orphelins ; ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

C'est aussi le lieu o√Ļ les superstitions, rites et coutumes ont surv√©cu le plus longtemps ; une tradition curieuse divisait les habitants en deux castes: les gens de la "Belle", le "dessus du panier" (en l928, le quart de la population) et les gens du "Renom". Cette distribution, (qui ne divisait pas protestants et catholiques), remonterait aux fronti√®res entre Lombards et Sarrazins. Il √©tait difficile de se marier entre "nobles" et "vilains". Mais autre hypoth√®se ; un homme d'Arvieux est all√© chercher femme √† Ristolas, belle mais boiteuse. Ils eurent 5 filles qui connurent un bonheur si parfait qu'il fit croire √† l'œuvre du diable. La caste du "Renom" √©tait n√©e. Les sorciers ont aussi eu, ici, la vie dure. Plusieurs sorci√®res ont √©t√© br√Ľl√©es au XV√®me si√®cle.

Arvieux, dans le Val d'Azur, est composée de 13 hameaux ; parmi ceux ci, en partant du Guil : les Moulins, Villargaudin (du germanique gaud = forêt) sur les hauteurs ; à gauche, le Pasquier, les Maisons (à l'écart de la route, à droite), Arvieux, le Coin, la Chalp (très modifiés par le tourisme et l'immobilier) et Brunissard, sans doute le mieux conservé, et le dernier lieu habité (1785 m) avant l'Izoard.

Et à l'écart, dans les gorges du Guil, le Veyer (Viarius, Veyarium, 1290, près de la route) dominé par les Escoyères, qui fut, sans doute, l'un des premiers hameaux habités du Queyras.

Les fêtes (Arvieux) (haut page):

  • 1er dimanche d'avril : le grand Beal une des grandes courses de ski alpinisme
  • 1er dimanche de juillet : f√™te de Clapeyto
  • 25 juillet : f√™te de la Saint Jacques √† Villargaudin.
  • ao√Ľt : f√™te des potiers.
  • 10 ao√Ľt : f√™te de la Saint Laurent.
  • 1er dimanche apr√®s le 15 ao√Ľt : f√™te √† Furfande (le dimanche "du milieu de l'√©t√©").
Bibliographie (Arvieux) (haut page):

  • "Les Escoy√®res en Queyras", Dr J.A. Chabrand, bulletin du Dauphin√© 1 881.
  • "Au pays de la Belle", coutumes, chansons, l√©gendes d'Arvieux, Andr√© Bourgue imp. Mistral, Cavaillon 1 968.
  • "Les coutumes d'Arvieux", Paul Guillemin, Lyon 1 880.
  • "Lou Bazan", magazine local. Arvieux est la seule commune au Queyras √† sortir un journal 2 ou 3 fois l'an.
  • "Respirez Randos. Ballade dans le Val d'Arvieux" Ed. Alain Blanc 1991
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Arvieux) (haut page):

  • par le GR 58 vers le col Furfande (2501 m) et ses chalets tr√®s int√©ressants √† partir de Brunissard.
  • par la route, le col de l'Izoard et la Casse d√©serte ; et √† l'Est, le lac de Souliers.
  • par le GR 5, le col des Ayes (2480 m) et, un peu avant, les chalets de l'Eychaillon et ceux de Clapeyto.
  • au col, un relais cyclotouriste et une petite exposition sur le Tour de France (qui est pass√© pour la premi√®re fois ici en 1922).
A voir (Arvieux) (haut page):

  • L'√©glise du XVI√®me si√®cle, mutil√©e pendant les guerres de religion, refaite au XVII√®me si√®cle. (1685)
  • Le four banal de Villargaudin, les fontaines publiques, les cadrans solaires.
  • L'architecture des maisons √† arcades, originale et unique dans le Queyras : il en reste 4 ou 5 exemplaires bien conserv√©s. Probablement l'œuvre de ma√ßons italiens.
  • Les jouets du Queyras √† la Chalp d'Arvieux.
  • Fromagerie d'Arvieux : cette commune a une agriculture bien vivante et une production laiti√®re importante.
  • L'√©comus√©e du moulin.

La tradition se perpétue: en 1994 a été construit, à la Chalp un nouveau campanile. Il y a aussi celui de Brunissard, de 11 m de haut ou "clocher du procureur". Sa cloche alertait les habitants des dangers, sonnait les réunions municipales et appelait aux corvées.

La chalp Arvieux:

Office de tourisme 04 92 46 75 76

 

 

Son histoire (Arvieux) :

Altitude 1551 m√®tres. L'origine de son nom est, en latin, Arvium (labour, champ); en 1260, Arv√©olo. Situ√©e au Nord de la vall√©e du Guil sur un affluent, la Rivi√®re, Arvieux est reli√©e, l'√©t√©, au brian√ßonnais par le col de l'lzoard dont la route a √©t√© construite en 1893 par les chasseurs alpins de Ch√Ęteau-Queyras.

 

Arvieux a une population croissante au cours des XVII√®me et XVIII√®me si√®cles pour aboutir √† un maximum en 1841: 1004 habitants. Puis, comme partout, c'est le d√©clin: 554 habitants en 1931, 412 en 1968 et 324 en 1975. Il est enray√© en 1990 : 338, 2002 351.Mais le temps n'a pas √©t√© lin√©aire; les vicissitudes ont √©t√© nombreuses au cours des si√®cles : en 1630, c'est la peste qui tue les 2/3 de la population; en 1638, c'est un incendie qui br√Ľle toute "la ville". Les guerres de religion n'ont pas √©pargn√© ce village, tr√®s marqu√© par les Vaudois, puis par le protestantisme. Apr√®s la r√©vocation de l'Edit de Nantes (1685), plus d'un tiers de la population √©migre en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Prusse.

 

La population s'est toujours serrée les coudes dans l'adversité ; la communauté d'Arvieux, peut-être plus que d'autres en Queyras, est solidaire : la première fauche était destinée aux veuves et aux orphelins ; ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

C'est aussi le lieu o√Ļ les superstitions, rites et coutumes ont surv√©cu le plus longtemps ; une tradition curieuse divisait les habitants en deux castes: les gens de la "Belle", le "dessus du panier" (en l928, le quart de la population) et les gens du "Renom". Cette distribution, (qui ne divisait pas protestants et catholiques), remonterait aux fronti√®res entre Lombards et Sarrazins. Il √©tait difficile de se marier entre "nobles" et "vilains". Mais autre hypoth√®se ; un homme d'Arvieux est all√© chercher femme √† Ristolas, belle mais boiteuse. Ils eurent 5 filles qui connurent un bonheur si parfait qu'il fit croire √† l'œuvre du diable. La caste du "Renom" √©tait n√©e. Les sorciers ont aussi eu, ici, la vie dure. Plusieurs sorci√®res ont √©t√© br√Ľl√©es au XV√®me si√®cle.

 

Arvieux, dans le Val d'Azur, est composée de 13 hameaux ; parmi ceux ci, en partant du Guil : les Moulins, Villargaudin (du germanique gaud = forêt) sur les hauteurs ; à gauche, le Pasquier, les Maisons (à l'écart de la route, à droite), Arvieux, le Coin, la Chalp (très modifiés par le tourisme et l'immobilier) et Brunissard, sans doute le mieux conservé, et le dernier lieu habité (1785 m) avant l'Izoard.

 

Et à l'écart, dans les gorges du Guil, le Veyer (Viarius, Veyarium, 1290, près de la route) dominé par les Escoyères, qui fut, sans doute, l'un des premiers hameaux habités du Queyras.

 

 

Les fêtes (Arvieux) (haut page):

  • 1er dimanche d'avril : le grand Beal une des grandes courses de ski alpinisme
  • 1er dimanche de juillet : f√™te de Clapeyto
  • 25 juillet : f√™te de la Saint Jacques √† Villargaudin.
  • ao√Ľt : f√™te des potiers.
  • 10 ao√Ľt : f√™te de la Saint Laurent.
  • 1er dimanche apr√®s le 15 ao√Ľt : f√™te √† Furfande (le dimanche "du milieu de l'√©t√©").
Bibliographie (Arvieux) (haut page):

  • "Les Escoy√®res en Queyras", Dr J.A. Chabrand, bulletin du Dauphin√© 1 881.
  • "Au pays de la Belle", coutumes, chansons, l√©gendes d'Arvieux, Andr√© Bourgue imp. Mistral, Cavaillon 1 968.
  • "Les coutumes d'Arvieux", Paul Guillemin, Lyon 1 880.
  • "Lou Bazan", magazine local. Arvieux est la seule commune au Queyras √† sortir un journal 2 ou 3 fois l'an.
  • "Respirez Randos. Ballade dans le Val d'Arvieux" Ed. Alain Blanc 1991
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Arvieux) (haut page):

  • par le GR 58 vers le col Furfande (2501 m) et ses chalets tr√®s int√©ressants √† partir de Brunissard.
  • par la route, le col de l'Izoard et la Casse d√©serte ; et √† l'Est, le lac de Souliers.
  • par le GR 5, le col des Ayes (2480 m) et, un peu avant, les chalets de l'Eychaillon et ceux de Clapeyto.
  • au col, un relais cyclotouriste et une petite exposition sur le Tour de France (qui est pass√© pour la premi√®re fois ici en 1922).
A voir (Arvieux) (haut page):

  • L'√©glise du XVI√®me si√®cle, mutil√©e pendant les guerres de religion, refaite au XVII√®me si√®cle. (1685)
  • Le four banal de Villargaudin, les fontaines publiques, les cadrans solaires.
  • L'architecture des maisons √† arcades, originale et unique dans le Queyras : il en reste 4 ou 5 exemplaires bien conserv√©s. Probablement l'œuvre de ma√ßons italiens.
  • Les jouets du Queyras √† la Chalp d'Arvieux.
  • Fromagerie d'Arvieux : cette commune a une agriculture bien vivante et une production laiti√®re importante.
  • L'√©comus√©e du moulin.

La tradition se perpétue: en 1994 a été construit, à la Chalp un nouveau campanile. Il y a aussi celui de Brunissard, de 11 m de haut ou "clocher du procureur". Sa cloche alertait les habitants des dangers, sonnait les réunions municipales et appelait aux corvées.

La Chalp St Véran:

Son histoire (St Véran) :

A 2040 m√®tres, Saint V√©ran est la plus haute commune d'Europe. Elle tient son nom de V√©ran, ermite devenu archev√™que de Cavaillon qui, au VI√®me si√®cle, r√©ussit l√† o√Ļ des dizaines de guerriers avaient √©chou√© en perdant la vie dans la gueule d'un terrible dragon. Il l'empoisonna et, celui-ci hurlant de douleur depuis le Vaucluse, se tra√ģna dit-on, sanglant, le long de la Durance et vint mourir dans l'Aigue Blanche. Les bergers transhumants de Provence vinrent annoncer la nouvelle comme dans les six autres villages travers√©s par ce dragon bless√© qui, tous, re√ßurent le nom de Saint V√©ran.

275 habitants peuplent aujourd'hui (2002) ce village qui en connut 870 à son maximum, semble-t-il en 1886. Les bêtes sont plus nombreuses que les hommes : 70 bovins (500 autrefois) et 200 bovins transhumants ; 500 ovins et 2500 ovins transhumants l'été.

Le village, en entier sur la pente de schiste, se traverse d'abord dans ses hameaux de la Chalp (1774 m.) et du Raux (1930 m.). Le hameau principal le Travers se visite à pied (la circulation interne est réglementée).

Les quartiers, autrefois isol√©s, sont encore identifiables. On avait tenu √† leur s√©paration contre les risques d'incendie (en 1526, le Travers aurait enti√®rement br√Ľl√©, ainsi que le Raux en 1882). Ces quartiers sont, Peyrebelle (avec le temple), le Villard, plus √† l'Est, la Ville (avec l'√©glise), le Ch√Ętelet, les Forannes ; chacun avait sa fontaine, son four √† pain.

Les maisons de bois constituent un vrai musée de maisons, même si elles ont été modifiées, ici et là, pour le tourisme. Au dessus des portes, le nom du propriétaire, en initiales (EMFE = Etienne Marrou fils d'Etienne, par exemple) précédées parfois de W (longue vie à), avec la date de construction ou de réparation. La plupart sont postérieures à 1750. On trouve sur certaines le calendrier révolutionnaire.

Le premier h√ītel (Beauregard) date de 1934 ; le premier t√©l√©ski, de 1936 ; le village peut aujourd'hui accueillir, en h√ītels et g√ģtes, 1400 personnes. "Montjoie", construit en 1937 par l'architecte Couelle, et remont√©, chevill√© avec d'anciennes poutres, devait donner le d√©part, √† une "haute route des neiges".

Les fêtes (St Véran) (haut page):

  • 16 juillet et 8 septembre : p√®lerinage √† la chapelle de Clausis (depuis 1846).
  • Festival d'astronomie au mois de mai.
Bibliographie (St Véran) (haut page):

  • Le village de Saint-V√©ran, monographie d'une commune de haute montagne. Paris, 1910, 12 p.
  • "Monographie de St-V√©ran", Abb√© Berge, 1928, Laffitte reprints 1980.
  • "St-V√©ran", Andr√©e Lantier, ed. Serre 1983
  • "Une m√©moire de Saint V√©ran", Claude Arnaud, Le monde alpin et rhodanien 1983.
  • Pierres sculpt√©es √† St-V√©ran. Andr√©e Lantier, √©d. Bilboquet 1993
  • "St-V√©ran, zone de protection du patrimoine architectural et urbain", Claude Perrot - ed. Elisud 1991.
  • Etude de d√©mographie historique : Saint-V√©ran-en-Queyras, Martine Espagnet, (1713-1815), M√©moire de ma√ģtrise, Paris, 1976.
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (St Véran) (haut page):

Le site de St-Véran, comme celui de Ristolas, est propice à des promenades de montagne, vers l'Italie.

  • La montagne de Beauregard, au dessus du village (1h30), la cr√™te de Ch√Ęteaurenard (2990 m) et l'observatoire (3 h) par la route de Clausis (embranchement √† gauche) : on admirera le canal d'irrigation √† flanc de montagne (de 11 km de long).
  • La Croix, sommet √† 2301 m√®tres (1h30) qui permet, de l'autre c√īt√© de l'Aigue blanche, de bien voir St-V√©ran, ses maisons, bien align√©es.
  • La Chapelle de Clausis (2399 m√®tres) construite en 1847 (2 h) et le lac d'Emblanche (encore 30') au pied des grands sommets et des cols (Chamoussi√®re 2884 m√®tres, vers la vall√©e d'Agnel; les cols de St-V√©ran (2884 m√®tres) et du Blanchet (2897 m√®tres) vers l'Italie ; le col de la Noire (2955 m), vers la Haute Ubaye. On passera, un peu avant Clausis, par la mine de cuivre exploit√©e d√©j√† par les romains (Voir p53 et 54)
A voir (St Véran) (haut page):

Pour bien visiter Saint-Véran un dépliant est en vente.

  • Le temple, 1804 (ne se visite pas). (En 1861, 120 protestants, 780 catholiques).
  • L'√©glise dont le porche, refait en 1957, comporte deux colonnes sur des lions. D√©truite pendant les guerres de religion, elle fut reconstruite entre 1645 et 1683. Le r√©table a √©t√© r√©alis√© par deux artisans italiens en 1684. En 1956, autour de leur cur√©, les habitants sculpt√®rent des statues et un chemin de croix en bois.
  • Les fontaines en bois √† chaque quartier, les cadrans solaires.
  • Les croix de mission avec tous les instruments de la Passion construites apr√®s 1900. (voir photo p.67).
  • Mus√©e de St-V√©ran √† l'Ouest du village dans la plus ancienne maison de St-V√©ran.. Deux outils nouveaux pour une bonne compr√©hension de St-V√©ran : un d√©pliant de visite pas √† pas, en boucle compl√®te et un mus√©e ouvert en 1994 dans le quartier des Forannes √† l'Ouest du village.
La maison du Roy:

Hameau est situé à 5 kilomètres de Guillestre, au confluent du Cristillan venant de Ceillac et du Guil.

 

Le hameau est constitu√© d'une menuiserie et d'un h√ītel.¬†

 

Voir le blog queyrasculture-jgl.blogspot.com qui donne l'historique de cet Hameau.

 

 

H√ītel 2 √©toiles Logis de France. Tel: 04 92 45 08 34. 29 chambres. Ouvert du 1/12 au 30/04 et du 10/05 au 31/10. 46 √† 61 € la chambre.

La Monta:

Office de tourisme 04 92 46 72 26

Son histoire (Ristolas) :

Ristolas est la dernière commune de la vallée du Guil : c'est la plus étendue et la moins peuplée des communes du Queyras.
Altitude 1595 mètres. L'origine du nom (Ristolacciis 1260 et Restolacium 1475) est incertaine : certains penchent pour "Restols" (chaume en provençal), d'autres préfèrent "Rivus tollens" (ruisseau destructeur).


Sa population était de près de 900 habitants à la fin du XVIIIème siècle, (875 en 1763) et de 643 en 1831. Elle est aujourd'hui de 82 (2002).
Ristolas a été plusieurs fois dévastée par les guerres. Incendiée en 1940, elle fut détruite en 1944. L'aide de l'Etat à la reconstruction aboutit aux grandes fermes que l'on voit aujourd'hui. (voir photo p 76)


Le village a été dévasté en 1957 par l'inondation du Segure.
Ristolas vit aujourd'hui à l'heure du tourisme dont les colonies de vacances sont l'essentiel. C'est aussi un lieu de recherche sur le tétraslyre.

Les fêtes (Ristolas) (haut page):

  • Festival de musique fin Juillet
Bibliographie (Ristolas) (haut page):

  • Sentier √©cologique du Pr√© Michel ed. parc du Queyras 1990
  • Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Ristolas) (haut page):

  • La Monta, 1260 qui vient du proven√ßal mountado=mont√©e) o√Ļ se trouve un g√ģte qui accueille de nombreux randonneurs, et son √©glise.
  • L'Echalp, dernier hameau de la vall√©e, avec ses ruines, victime d'une avalanche en 1948.
  • La Roche √©croul√©e (√©cole d'escalade).
  • Le belv√©d√®re du Mont Viso, o√Ļ s'arr√™te, √† la "Roche √©croul√©e", la route carrossable, est une √©tape vers le Mont Viso, gloire des Alpes (3841m). Il faut se donner 2 ou 3 jours pour en faire le tour.
  • Le refuge du Viso (2460 m) √† 1h30 du Belv√©d√®re.
  • Le pic de S√©gure (2990 m) √† 5h les lacs Egorgeou (2 400 m) et For√©ant 2 600 m.
  • Le col de la croix (2299 m) au d√©part du g√ģte de la Monta (2h30) puis refuge Jervis (en Italie) 45mn apr√®s le col. Sous le col, un projet routier qui a faillit se r√©aliser en 1912, 1922 et 1934 .
  • Le col de la Traversette (2914m) marqu√© par un autre projet, r√©alis√©, celui l√† en 1 480, par le Marquis de Saluce: un tunnel qui devait servir pour les exportations de sel... Servit-t-il √† faire passer l'artillerie de Fran√ßois 1er ? En tout cas, il fut pratiquement abandonn√© en 1601. Sera-t-il, comme il en est question, reconstruit sur des cr√©dits europ√©ens ?
A voir (Ristolas) (haut page):

  • L'√©glise (1745) remani√©e.
  • Le monument en l'honneur de l'arriv√©e de l'√©lectricit√© en 1907 (apr√®s Abri√®s qui √©tait en France parmi les premi√®res communes rurales √† la recevoir).
La Rua: Son histoire (Molines) :

Altitude 1760 m. L'origine du nom, Mullinaricii (739), est sans doute celle de moulin (en latin: molinus) ; d'autres parlent de Terra Molis (terres molles).
Le village, que le tourisme repeuple, a 375 habitants aujourd'hui (2002), avec un minimum de 244 en 1968 et un maximum de 1050 en 1836.
Comme tous les autres villages du Queyras, Molines a connu des vicissitudes : 1629 ; les armées du Roi : 1630 ; la peste : 1653 ; pillages et viols : 1689 ; incendies : 1690 ; razzia des Vaudois: 1746 ; un incendie détruit 250 maisons et y couve encore deux mois après.

La commune se compose du centre (le Serre) et des hameaux : Gaudissart vers le Nord (devrait son nom à une racine germanique gau=canton et à essarts=bois défriché ou encore serre=montée, sommet isolé), La Rua, en bas; et dans la vallée d'Agnelle, Pierre-Grosse, 1926 mètres (qui doit son nom aux nombreux rochers qui l'entourent), le Coin et Fontgillarde, 1990 mètres (font ou fount = fontaine; gillarde = abondante, qui jaillit avec force).
L'hiver, on peut aller en voiture jusqu'à Fontgillarde ; l'été, jusqu'en Italie par le col Agnel.

L'histoire de Molines a été écrite sur des registres appelés "transitons". (ou chemins ruraux) ; il y fut relaté les faits marquants et surtout tragiques. Ainsi on retrouve cette lutte sanguinaire entre catholiques et réformés: en 1574, le 17 ou 18 juillet : "Les chapeaux blancs de la religion prétendue réformée commirent plusieurs cruautés contre les catholiques. Ils minèrent le pied du clocher de l'église dans lequel ces derniers étaient réfugiés, les faisant ainsi tous périr. Et le curé de Molines ne voulant pas changer, ils l'enterrèrent tout vif devant la porte du cimetière jusqu'à la tête et l'ont prise pour but au jeu de boule..."

Les épidémies, calamités naturelles ou accidents sont aussi relatés. "L'an 1717, un certain Jean Villel, de la Chalp, avec Etienne Fine et un certain Jean Filipot sont allés à la chasse le jour de la fête Dieu, dont le dit Villel voulait tirer un chamois et le dit Filipot restant derrière, une pierre sortit la teste, et le dit Villel luy tyra un coup de fusyl à la teste, s'étoit une mégarde dont il tua le dit Filipot et le dit Villel".

La station de ski (dont le premier téléski date de 1960) est reliée aux pistes de St Véran. L'été, sa piste de luge est accessible sous le télésiège.

Les fêtes (Molines) (haut page):

- Marché le mardi.
- 20 janvier: Saint Sébastien à Pierre-Grosse.
- 29 juin: Saint Pierre à Fontgillarde.
- 2 juillet: Sainte Elisabeth au Coin.
- 6 ao√Ľt: p√®lerinage √† la chapelle Saint Simon: depuis 1 830 environ, cette journ√©e rassemble
- les habitants de Molines accompagnés aujourd'hui de nombreux estivants.
- 18 novembre: fête de Saint Romain.

Bibliographie (Molines) (haut page):

- "Molines en Queyras", J. Tivollier, 1913, ed Jeanne Laffitte reprints, Marseille 1981.
- "√Čtude d√©mographique d'un village de haute montagne" : Molines en Queyras au XVIII√®me si√®cle
- par Nicole Maby-Fleury TER Grenoble 1972.

Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Molines) (haut page):

- Chapelle St Simon (2196 m), s'atteint de Molines en 2 h par le Col des prés de fromage.
- La gardiole de l'Alp (2786 m) ; départ de Pierre grosse (2h30 de marche) ;
- Refuge (2580 m) du Col Agnel (2744 m) : le col est à environ 2 heures de marche de Fontgillarde.
- Le Pas du Cha√Į (2790 m) est un petit col qui permet de rejoindre la vall√©e du Peynin et Aiguilles : sentier au d√©part du Coin (hameau entre Pierre Grosse et Fontgillarde) (environ 2h).

A voir (Molines) (haut page):

- L'église de la Rua de Molines avec son clocher arraché par la tourmente en 1 982 puis restauré.
- Le hameau de Pierre-Grosse et ses maisons bien conservées.
- Le four à pain.
- Les ruines de Serre des Chabrands.
- La fabrique de jouets en bois à la Rua.

Le Coin d Arvieux:

Office de tourisme 04 92 46 75 76

Son histoire (Arvieux) :

Altitude 1551 m√®tres. L'origine de son nom est, en latin, Arvium (labour, champ); en 1260, Arv√©olo. Situ√©e au Nord de la vall√©e du Guil sur un affluent, la Rivi√®re, Arvieux est reli√©e, l'√©t√©, au brian√ßonnais par le col de l'lzoard dont la route a √©t√© construite en 1893 par les chasseurs alpins de Ch√Ęteau-Queyras.

Arvieux a une population croissante au cours des XVII√®me et XVIII√®me si√®cles pour aboutir √† un maximum en 1841: 1004 habitants. Puis, comme partout, c'est le d√©clin: 554 habitants en 1931, 412 en 1968 et 324 en 1975. Il est enray√© en 1990 : 338, 2002 351.Mais le temps n'a pas √©t√© lin√©aire; les vicissitudes ont √©t√© nombreuses au cours des si√®cles : en 1630, c'est la peste qui tue les 2/3 de la population; en 1638, c'est un incendie qui br√Ľle toute "la ville". Les guerres de religion n'ont pas √©pargn√© ce village, tr√®s marqu√© par les Vaudois, puis par le protestantisme. Apr√®s la r√©vocation de l'Edit de Nantes (1685), plus d'un tiers de la population √©migre en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Prusse.

La population s'est toujours serrée les coudes dans l'adversité ; la communauté d'Arvieux, peut-être plus que d'autres en Queyras, est solidaire : la première fauche était destinée aux veuves et aux orphelins ; ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

C'est aussi le lieu o√Ļ les superstitions, rites et coutumes ont surv√©cu le plus longtemps ; une tradition curieuse divisait les habitants en deux castes: les gens de la "Belle", le "dessus du panier" (en l928, le quart de la population) et les gens du "Renom". Cette distribution, (qui ne divisait pas protestants et catholiques), remonterait aux fronti√®res entre Lombards et Sarrazins. Il √©tait difficile de se marier entre "nobles" et "vilains". Mais autre hypoth√®se ; un homme d'Arvieux est all√© chercher femme √† Ristolas, belle mais boiteuse. Ils eurent 5 filles qui connurent un bonheur si parfait qu'il fit croire √† l'œuvre du diable. La caste du "Renom" √©tait n√©e. Les sorciers ont aussi eu, ici, la vie dure. Plusieurs sorci√®res ont √©t√© br√Ľl√©es au XV√®me si√®cle.

Arvieux, dans le Val d'Azur, est composée de 13 hameaux ; parmi ceux ci, en partant du Guil : les Moulins, Villargaudin (du germanique gaud = forêt) sur les hauteurs ; à gauche, le Pasquier, les Maisons (à l'écart de la route, à droite), Arvieux, le Coin, la Chalp (très modifiés par le tourisme et l'immobilier) et Brunissard, sans doute le mieux conservé, et le dernier lieu habité (1785 m) avant l'Izoard.

Et à l'écart, dans les gorges du Guil, le Veyer (Viarius, Veyarium, 1290, près de la route) dominé par les Escoyères, qui fut, sans doute, l'un des premiers hameaux habités du Queyras.

Les fêtes (Arvieux) (haut page):

  • 1er dimanche d'avril : le grand Beal une des grandes courses de ski alpinisme
  • 1er dimanche de juillet : f√™te de Clapeyto
  • 25 juillet : f√™te de la Saint Jacques √† Villargaudin.
  • ao√Ľt : f√™te des potiers.
  • 10 ao√Ľt : f√™te de la Saint Laurent.
  • 1er dimanche apr√®s le 15 ao√Ľt : f√™te √† Furfande (le dimanche "du milieu de l'√©t√©").
Bibliographie (Arvieux) (haut page):

  • "Les Escoy√®res en Queyras", Dr J.A. Chabrand, bulletin du Dauphin√© 1 881.
  • "Au pays de la Belle", coutumes, chansons, l√©gendes d'Arvieux, Andr√© Bourgue imp. Mistral, Cavaillon 1 968.
  • "Les coutumes d'Arvieux", Paul Guillemin, Lyon 1 880.
  • "Lou Bazan", magazine local. Arvieux est la seule commune au Queyras √† sortir un journal 2 ou 3 fois l'an.
  • "Respirez Randos. Ballade dans le Val d'Arvieux" Ed. Alain Blanc 1991
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Arvieux) (haut page):

  • par le GR 58 vers le col Furfande (2501 m) et ses chalets tr√®s int√©ressants √† partir de Brunissard.
  • par la route, le col de l'Izoard et la Casse d√©serte ; et √† l'Est, le lac de Souliers.
  • par le GR 5, le col des Ayes (2480 m) et, un peu avant, les chalets de l'Eychaillon et ceux de Clapeyto.
  • au col, un relais cyclotouriste et une petite exposition sur le Tour de France (qui est pass√© pour la premi√®re fois ici en 1922).
A voir (Arvieux) (haut page):

  • L'√©glise du XVI√®me si√®cle, mutil√©e pendant les guerres de religion, refaite au XVII√®me si√®cle. (1685)
  • Le four banal de Villargaudin, les fontaines publiques, les cadrans solaires.
  • L'architecture des maisons √† arcades, originale et unique dans le Queyras : il en reste 4 ou 5 exemplaires bien conserv√©s. Probablement l'œuvre de ma√ßons italiens.
  • Les jouets du Queyras √† la Chalp d'Arvieux.
  • Fromagerie d'Arvieux : cette commune a une agriculture bien vivante et une production laiti√®re importante.
  • L'√©comus√©e du moulin.

La tradition se perpétue: en 1994 a été construit, à la Chalp un nouveau campanile. Il y a aussi celui de Brunissard, de 11 m de haut ou "clocher du procureur". Sa cloche alertait les habitants des dangers, sonnait les réunions municipales et appelait aux corvées.

Le Lombard:

Office de tourisme 04 92 46 70 34


Son histoire (Aiguilles) :

Altitude 1474 m√®tres. Le nom d'Aiguilles viendrait de "ad Guillum" (pr√®s du Guil) ; Agularum en 1260. Mais on peut aussi penser √† "Aiguilla" ou "Agulha" = Aiguille ; en proven√ßal "Aiguio√ľn" = pointe ; peut-√™tre √† cause de la situation de l'ancien village sur une pointe.

Cette localit√©, (depuis 1810 chef-lieu de canton), de 310 habitants en 2002, a encore l'air de station de d√©but de si√®cle avec ses villas derri√®re les grilles et ses h√ītels construits en 1900.

Victime de nombreuses inondations et d'incendies ; en 1829 (tout le village), puis en 1886 (58 maisons) en 1889 (les 108 restantes), en 1957 encore lorsque le Lombard est sorti de son lit et le Peynin aussi (55 maisons détruites).

Aiguilles voit, entre 1850 et 1900, une partie de ses habitants partir, en Am√©rique latine principalement, et revenir, sur leurs vieux jours, investir dans la pierre, (voir p 57), pour eux, ou, d√©j√† pour les touristes ; l'une des maisons, avec armature de fer, œuvre de Gustave Eiffel, a √©t√© achet√©e √† l'exposition universelle de Bordeaux.

La population, qui frisait les 1000 habitants en 1831 puis 830 en fin de si√®cle, est pass√©e par un minimum de 249 en 1968. Dans ce village se concentrent des commerces. L'agriculture a presque disparu (2 actifs au dernier recensement) ; le terrain s'y pr√™te mal et l'exploitation est difficile, d'o√Ļ le dicton: "Il vaut mieux √™tre √Ęne de Molines que femme d'Aiguilles".

Les habitants d'Aiguilles et d'Abri√®s furent souvent en conflit et s'appel√®rent de tous les noms: "pelachins" pour les premiers, "tripes longues" pour les seconds. En dehors du bourg, deux hameaux : le Lombard (d√©sert) au Nord, le Peynin au Sud (o√Ļ se trouvent les pistes de ski).

Les fêtes (Aiguilles) (haut page):
  • March√© le jeudi.
  • 24 juin: f√™te patronale de la Saint Jean: feu d'artifice et feux de la Saint-Jean, procession.
  • Juillet, ao√Ľt: f√™tes d'√©t√©.
  • 5 ao√Ľt: p√®lerinage √† la chapelle de Lombard.
  • 8 septembre: f√™te du vallon du Peynin: messe, repas sur l'herbe.
  • Ao√Ľt : course V.T.T. "la Queyrassine".
  • F√™te du livre de montagne en juillet.
Bibliographie (Aiguilles) (haut page):

Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Aiguilles) (haut page):

  • La chapelle de Lombard 1910 m (1h30)
  • Le hameau de Peynin et au Pas de Chai (2790 m) (3h de marche)
  • Le pont de la jeunesse (sur le Guil) entre Villevieille et Aiguilles, doit son existence aux jeunes d'Aiguilles qui, autrefois, avaient trop dans√© √† Villevieille : ils furent punis par leurs parents et durent avec cette corv√©e, trouver une occupation... plus saine. C'est le seul pont qui ait r√©sist√© aux inondations de 1957.
  • Promenade vers le lac Malrif et au Grand-Laus (3h).
  • Et, pour finir, plonger √† Aiguilles dans la seule piscine du Queyras.
A voir (Aiguilles) (haut page):

  • La maison Eiffel en m√©tal avec sa tour carr√©e dans un parc, rue principale.
  • Le Ch√Ęteau de l'Auche construit √† la fin du XIX√®me si√®cle par la famille Chale, √©migr√©e en Am√©rique du Sud.
  • L'office du tourisme et le si√®ge du District sont au centre du village (la maison du Queyras pr√®s de la mairie).
Le Pasquier:

Office de tourisme 04 92 46 75 76

Son histoire (Arvieux) :

Altitude 1551 m√®tres. L'origine de son nom est, en latin, Arvium (labour, champ); en 1260, Arv√©olo. Situ√©e au Nord de la vall√©e du Guil sur un affluent, la Rivi√®re, Arvieux est reli√©e, l'√©t√©, au brian√ßonnais par le col de l'lzoard dont la route a √©t√© construite en 1893 par les chasseurs alpins de Ch√Ęteau-Queyras.

Arvieux a une population croissante au cours des XVII√®me et XVIII√®me si√®cles pour aboutir √† un maximum en 1841: 1004 habitants. Puis, comme partout, c'est le d√©clin: 554 habitants en 1931, 412 en 1968 et 324 en 1975. Il est enray√© en 1990 : 338, 2002 351.Mais le temps n'a pas √©t√© lin√©aire; les vicissitudes ont √©t√© nombreuses au cours des si√®cles : en 1630, c'est la peste qui tue les 2/3 de la population; en 1638, c'est un incendie qui br√Ľle toute "la ville". Les guerres de religion n'ont pas √©pargn√© ce village, tr√®s marqu√© par les Vaudois, puis par le protestantisme. Apr√®s la r√©vocation de l'Edit de Nantes (1685), plus d'un tiers de la population √©migre en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Prusse.

La population s'est toujours serrée les coudes dans l'adversité ; la communauté d'Arvieux, peut-être plus que d'autres en Queyras, est solidaire : la première fauche était destinée aux veuves et aux orphelins ; ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

C'est aussi le lieu o√Ļ les superstitions, rites et coutumes ont surv√©cu le plus longtemps ; une tradition curieuse divisait les habitants en deux castes: les gens de la "Belle", le "dessus du panier" (en l928, le quart de la population) et les gens du "Renom". Cette distribution, (qui ne divisait pas protestants et catholiques), remonterait aux fronti√®res entre Lombards et Sarrazins. Il √©tait difficile de se marier entre "nobles" et "vilains". Mais autre hypoth√®se ; un homme d'Arvieux est all√© chercher femme √† Ristolas, belle mais boiteuse. Ils eurent 5 filles qui connurent un bonheur si parfait qu'il fit croire √† l'œuvre du diable. La caste du "Renom" √©tait n√©e. Les sorciers ont aussi eu, ici, la vie dure. Plusieurs sorci√®res ont √©t√© br√Ľl√©es au XV√®me si√®cle.

Arvieux, dans le Val d'Azur, est composée de 13 hameaux ; parmi ceux ci, en partant du Guil : les Moulins, Villargaudin (du germanique gaud = forêt) sur les hauteurs ; à gauche, le Pasquier, les Maisons (à l'écart de la route, à droite), Arvieux, le Coin, la Chalp (très modifiés par le tourisme et l'immobilier) et Brunissard, sans doute le mieux conservé, et le dernier lieu habité (1785 m) avant l'Izoard.

Et à l'écart, dans les gorges du Guil, le Veyer (Viarius, Veyarium, 1290, près de la route) dominé par les Escoyères, qui fut, sans doute, l'un des premiers hameaux habités du Queyras.

Les fêtes (Arvieux) (haut page):

  • 1er dimanche d'avril : le grand Beal une des grandes courses de ski alpinisme
  • 1er dimanche de juillet : f√™te de Clapeyto
  • 25 juillet : f√™te de la Saint Jacques √† Villargaudin.
  • ao√Ľt : f√™te des potiers.
  • 10 ao√Ľt : f√™te de la Saint Laurent.
  • 1er dimanche apr√®s le 15 ao√Ľt : f√™te √† Furfande (le dimanche "du milieu de l'√©t√©").
Bibliographie (Arvieux) (haut page):

  • "Les Escoy√®res en Queyras", Dr J.A. Chabrand, bulletin du Dauphin√© 1 881.
  • "Au pays de la Belle", coutumes, chansons, l√©gendes d'Arvieux, Andr√© Bourgue imp. Mistral, Cavaillon 1 968.
  • "Les coutumes d'Arvieux", Paul Guillemin, Lyon 1 880.
  • "Lou Bazan", magazine local. Arvieux est la seule commune au Queyras √† sortir un journal 2 ou 3 fois l'an.
  • "Respirez Randos. Ballade dans le Val d'Arvieux" Ed. Alain Blanc 1991
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Arvieux) (haut page):

  • par le GR 58 vers le col Furfande (2501 m) et ses chalets tr√®s int√©ressants √† partir de Brunissard.
  • par la route, le col de l'Izoard et la Casse d√©serte ; et √† l'Est, le lac de Souliers.
  • par le GR 5, le col des Ayes (2480 m) et, un peu avant, les chalets de l'Eychaillon et ceux de Clapeyto.
  • au col, un relais cyclotouriste et une petite exposition sur le Tour de France (qui est pass√© pour la premi√®re fois ici en 1922).
A voir (Arvieux) (haut page):

  • L'√©glise du XVI√®me si√®cle, mutil√©e pendant les guerres de religion, refaite au XVII√®me si√®cle. (1685)
  • Le four banal de Villargaudin, les fontaines publiques, les cadrans solaires.
  • L'architecture des maisons √† arcades, originale et unique dans le Queyras : il en reste 4 ou 5 exemplaires bien conserv√©s. Probablement l'œuvre de ma√ßons italiens.
  • Les jouets du Queyras √† la Chalp d'Arvieux.
  • Fromagerie d'Arvieux : cette commune a une agriculture bien vivante et une production laiti√®re importante.
  • L'√©comus√©e du moulin.

La tradition se perpétue: en 1994 a été construit, à la Chalp un nouveau campanile. Il y a aussi celui de Brunissard, de 11 m de haut ou "clocher du procureur". Sa cloche alertait les habitants des dangers, sonnait les réunions municipales et appelait aux corvées.

Le Raux St Véran:

Son histoire (St Véran) :

A 2040 m√®tres, Saint V√©ran est la plus haute commune d'Europe. Elle tient son nom de V√©ran, ermite devenu archev√™que de Cavaillon qui, au VI√®me si√®cle, r√©ussit l√† o√Ļ des dizaines de guerriers avaient √©chou√© en perdant la vie dans la gueule d'un terrible dragon. Il l'empoisonna et, celui-ci hurlant de douleur depuis le Vaucluse, se tra√ģna dit-on, sanglant, le long de la Durance et vint mourir dans l'Aigue Blanche. Les bergers transhumants de Provence vinrent annoncer la nouvelle comme dans les six autres villages travers√©s par ce dragon bless√© qui, tous, re√ßurent le nom de Saint V√©ran.

275 habitants peuplent aujourd'hui (2002) ce village qui en connut 870 à son maximum, semble-t-il en 1886. Les bêtes sont plus nombreuses que les hommes : 70 bovins (500 autrefois) et 200 bovins transhumants ; 500 ovins et 2500 ovins transhumants l'été.

Le village, en entier sur la pente de schiste, se traverse d'abord dans ses hameaux de la Chalp (1774 m.) et du Raux (1930 m.). Le hameau principal le Travers se visite à pied (la circulation interne est réglementée).

Les quartiers, autrefois isol√©s, sont encore identifiables. On avait tenu √† leur s√©paration contre les risques d'incendie (en 1526, le Travers aurait enti√®rement br√Ľl√©, ainsi que le Raux en 1882). Ces quartiers sont, Peyrebelle (avec le temple), le Villard, plus √† l'Est, la Ville (avec l'√©glise), le Ch√Ętelet, les Forannes ; chacun avait sa fontaine, son four √† pain.

Les maisons de bois constituent un vrai musée de maisons, même si elles ont été modifiées, ici et là, pour le tourisme. Au dessus des portes, le nom du propriétaire, en initiales (EMFE = Etienne Marrou fils d'Etienne, par exemple) précédées parfois de W (longue vie à), avec la date de construction ou de réparation. La plupart sont postérieures à 1750. On trouve sur certaines le calendrier révolutionnaire.

Le premier h√ītel (Beauregard) date de 1934 ; le premier t√©l√©ski, de 1936 ; le village peut aujourd'hui accueillir, en h√ītels et g√ģtes, 1400 personnes. "Montjoie", construit en 1937 par l'architecte Couelle, et remont√©, chevill√© avec d'anciennes poutres, devait donner le d√©part, √† une "haute route des neiges".

Les fêtes (St Véran) (haut page):

  • 16 juillet et 8 septembre : p√®lerinage √† la chapelle de Clausis (depuis 1846).
  • Festival d'astronomie au mois de mai.
Bibliographie (St Véran) (haut page):

  • Le village de Saint-V√©ran, monographie d'une commune de haute montagne. Paris, 1910, 12 p.
  • "Monographie de St-V√©ran", Abb√© Berge, 1928, Laffitte reprints 1980.
  • "St-V√©ran", Andr√©e Lantier, ed. Serre 1983
  • "Une m√©moire de Saint V√©ran", Claude Arnaud, Le monde alpin et rhodanien 1983.
  • Pierres sculpt√©es √† St-V√©ran. Andr√©e Lantier, √©d. Bilboquet 1993
  • "St-V√©ran, zone de protection du patrimoine architectural et urbain", Claude Perrot - ed. Elisud 1991.
  • Etude de d√©mographie historique : Saint-V√©ran-en-Queyras, Martine Espagnet, (1713-1815), M√©moire de ma√ģtrise, Paris, 1976.
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (St Véran) (haut page):

Le site de St-Véran, comme celui de Ristolas, est propice à des promenades de montagne, vers l'Italie.

  • La montagne de Beauregard, au dessus du village (1h30), la cr√™te de Ch√Ęteaurenard (2990 m) et l'observatoire (3 h) par la route de Clausis (embranchement √† gauche) : on admirera le canal d'irrigation √† flanc de montagne (de 11 km de long).
  • La Croix, sommet √† 2301 m√®tres (1h30) qui permet, de l'autre c√īt√© de l'Aigue blanche, de bien voir St-V√©ran, ses maisons, bien align√©es.
  • La Chapelle de Clausis (2399 m√®tres) construite en 1847 (2 h) et le lac d'Emblanche (encore 30') au pied des grands sommets et des cols (Chamoussi√®re 2884 m√®tres, vers la vall√©e d'Agnel; les cols de St-V√©ran (2884 m√®tres) et du Blanchet (2897 m√®tres) vers l'Italie ; le col de la Noire (2955 m), vers la Haute Ubaye. On passera, un peu avant Clausis, par la mine de cuivre exploit√©e d√©j√† par les romains (Voir p53 et 54)
A voir (St Véran) (haut page):

Pour bien visiter Saint-Véran un dépliant est en vente.

  • Le temple, 1804 (ne se visite pas). (En 1861, 120 protestants, 780 catholiques).
  • L'√©glise dont le porche, refait en 1957, comporte deux colonnes sur des lions. D√©truite pendant les guerres de religion, elle fut reconstruite entre 1645 et 1683. Le r√©table a √©t√© r√©alis√© par deux artisans italiens en 1684. En 1956, autour de leur cur√©, les habitants sculpt√®rent des statues et un chemin de croix en bois.
  • Les fontaines en bois √† chaque quartier, les cadrans solaires.
  • Les croix de mission avec tous les instruments de la Passion construites apr√®s 1900. (voir photo p.67).
  • Mus√©e de St-V√©ran √† l'Ouest du village dans la plus ancienne maison de St-V√©ran.. Deux outils nouveaux pour une bonne compr√©hension de St-V√©ran : un d√©pliant de visite pas √† pas, en boucle compl√®te et un mus√©e ouvert en 1994 dans le quartier des Forannes √† l'Ouest du village.
le Rouet: ffice de tourisme 04 92 46 86 89

Son histoire (Ch√Ęteau VilleVieille) :

Altitude 1349 m√®tres. La population, de 1378 habitants en 1831, est aujourd'hui de 272. Cette commune regroupe deux villages principaux : Ch√Ęteau-Queyras √† l'Ouest, domin√© par son fort, Villevieille √† l'Est. Et quatre hameaux sur les hauteurs: Montbardon (Mont Bardo en 1 311, "site de hauteur", comme Bardonnechia) en aval, Souliers (vient de Solers 1260 ; expos√© au soleil), les Prats et Meyri√®s (Meyariis 1339 ; du latin migrare et du proven√ßal meira = changer de lieu: chalets habit√©s seulement √† certaines p√©riodes de l'ann√©e).

Villevieille, du nom romain de Villa √† l'intersection de deux vall√©es, se ressent encore des inondations catastrophiques de 1957 o√Ļ le le Guil et l'Aigue Blanche sont brutalement sortis de leur lit.

A la diff√©rence de Mont-Dauphin qui a une date certaine (1692), Fort Queyras remonte √† des temps tr√®s anciens. On pense qu'existait, sur ce verrou glaciaire, un ch√Ęteau construit au XI√®me et XII√®me si√®cles contre les pillards de Provence. On le cite dans des textes, vers 1343, au moment o√Ļ se d√©cidait la R√©publique des Escartons. Lorsque, au XIV√®me si√®cle, le Dauphin√© fut absorb√© par le Royaume de France, le fort devait d√©fendre les fronti√®res de l'Est. A partir de 1550, le protestantisme gagne le Queyras et s'ouvre alors un si√®cle de guerres internes.

1574 : Le Queyras est envahi par les r√©form√©s. Le monast√®re situ√© pr√®s du cimeti√®re, en contre bas du ch√Ęteau, est pill√© et br√Ľl√©.
1587 : Lesdiguières, avec une troupe de huguenots, s'empare du Queyras.
1598 : L'Edit de Nantes : le calme revient dans un pays aux 2/3 protestant.
1685 : Révocation de l'Edit de Nantes : les troubles reprennent.
1691 : Invasion des savoyards et huguenots.
1692 : Reprise par Catinat : reconversions partielles au catholicisme: incendies.
1700 : Vauban demande que l'on consolide le fort (garnison de 200 hommes et 6 officiers).
1703 et 1744 : Razzias huguenotes. Le pays se calme au XVIIIème siècle.
1799 : le fort est, un moment, menacé.
1818 : le fort est le lieu d'un fait divers : un beau crime passionnel. Puis le fort, présentant de moins en moins d'intérêt, voit, tout autour de lui, les routes s'ouvrir.
Depuis 1880, des "chasseurs alpins" y logent.
En 1914, le fort est vidé, puis un peu conforté En 1922 et l932. Les hostilités de 1940-45 ne le touchent pas.
En 1960, la décision est prise de le mettre en vente, ce qui est réalisé en 1967. Fort Queyras, maintenant propriété privée, est ouvert à la visite et à des expositions.

Les fêtes (haut page):

  • 29 juin: St Pierre √† Souliers.
  • 15 juillet: St Jacques √† Meyri√®s.
  • 19 juillet: St Ars√®ne √† Montbardon (f√™te du pain).
  • 15 ao√Ľt: f√™te patronale √† Ch√Ęteau-Queyras, feu d'artifice.
  • 21 septembre: foire agricole de la St Mathieu.
  • Fin novembre: f√™te de St Andr√© √† Villevieille.
Bibliographie (haut page):

  • "Fort Oueyras", A. et O. Golaz, soci√©t√© d'√©tudes des Hautes-Alpes, Gap 1966.
  • Guide du sentier des Astragales par le parc naturel du Queyras 1988
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (haut page):

Quelques promenades √† partir de Ch√Ęteau

  • de Ch√Ęteau vers Meyri√®s puis vers le col de P√©as par le GR 58 (2h30 √† 3h); non loin, une mine d'amiante.
  • de Ch√Ęteau vers le hameau de Montbardon par la route foresti√®re (environ 1h).
  • au d√©part de Souliers, d'un pas tranquille et sans grande d√©nivellation, le lac de Roue (30 mn) ; l'une des plus belles for√™ts de m√©l√®zes du Queyras ; √† 15 minutes, panorama sur Fort Queyras.
  • Sommet Bucher (Bucher parce qu'on faisait l√† des feux pour annoncer l'ennemi) : le sentier monte √† travers bois pour atteindre, en 2h le sommet (2254 m) o√Ļ est install√© un relais de t√©l√©vision. Cette route a √©t√© ouverte en 1892 par les militaires du g√©n√©ral Baron-Berge.

Promenades à partir de Villevieille

  • Le sentier botanique dit sentier des astragales et la "pierre Fiche" (celto-ligure ?).
  • Les "demoiselles coiff√©es" de Villevieille vers Molines (voir photo p 12).
A voir (haut page):

  • Fort Queyras se visite en √©t√© de juin √† septembre.
  • L'exposition g√©ologique : "les frissons de la terre" dans la crypte du ch√Ęteau
  • L'√©glise de Villevieille (de la fin du XV√®me si√®cle)
  • La salle commune o√Ļ se trouve l'armoire des escartons aux huit clefs fabrique√© en 1773 par Sibille √† St V√©ran.
  • La maison de l'artisanat √† Villevieille
Le Roux:

Office de tourisme 04 92 46 72 26

Son histoire (Abries) :

Altitude : 1550 mètres. Abriès doit peut-être son nom à "ad Bricos" (près des "brics" = sommets), c'est à dire à sa situation au pied du Bric Froid (3302 m.), du Bric Bouchet (3216 m.)... Le nom s'est transformé en Abrii (1110), Abrici, puis Abriès. L'origine peut aussi venir du nom latin "apricus": exposé au soleil; en provençal: "abria": abriter. Le village a aujourd'hui près de 276 habitants (2002). Il en avait près de 1900 à son maximum en 1831.

Au confluent du Guil et du Bouchet, centre d'√©change avec le Pi√©mont et grand centre de foire : c'√©tait l'√©poque o√Ļ les gorges du Guil vers Guillestre formaient une barri√®re et o√Ļ le commerce √† dos de mulet franchissait les Alpes vers le Pi√©mont. Les Queyrassins apportaient √† Abri√®s, b√©tail, fromage, laines et objets, les Pi√©montais, le riz, les p√Ętes, les fruits et les l√©gumes. En 1257 Abri√®s devint une "ville de march√©" sorte de "ville franche". En 1609, une grande halle fut construite. Abri√®s fut prosp√®re. (jusqu'en 1 856 date de l'ouverture de la route vers Guillestre).

Elle a été souvent victime des inondations (en 1948, 1957) ; la plus grave : 1733 dont on conserve la mémoire : procession et inscription sur un mur de protection :

"Si mon pied ne s'ébranle pas Ma tête ne craint pas J'ai quatre toises sous moy (1 toise = 2 métiers) Je me moque de toi." (Le Bouchet)

Entre l'eau et le feu, les "abria√Įres" (nom en patois des habitants) ont eu du cran de s'accrocher l√†. Avalanches de 1706 emportant... 71 maisons ; incendies, dont le dernier en 1921. Mais pires √©taient les guerres ; lieu de passage, Abri√®s a √©t√© ouvert aux envahisseurs. En 1690, les alli√©s "savoyards" et huguenots br√Ľlent Abri√®s et Ristolas. Plus pr√®s de nous, premi√®re √©vacuation en 1940, puis arriv√©e des troupes italiennes qui occupent Le Roux; les paysans traversent avec un laissez-passer pour travailler leurs terres. C'est l'√©t√©. Mais le conflit s'envenime. Abri√®s tient. Les italiens laissent dans la vall√©e pr√®s de 500 morts et plus de 1000 bless√©s.


Les batteries du Bouchet ont arrosé le secteur... La Libération épargnera-t-elle Abriès ? Non ! Les allemands tiennent durement. Puis ce sont les Tabors marocains qui arrivent avec, à leur tête, le colonel Colbert De Turgis (tué peu après à Abriès). Un coup de main allemand prend les troupes par surprise. Le lendemain, 13 septembre, les allemands anéantissent par le feu Le Roux et 160 maisons sur 220 d'Abriès ; ils resteront sur les hauteurs jusqu'en avril 1945. Abriès sera citée à l'ordre du corps d'Ar mée, puis reconstruite avec l'aide de l'Etat, selon un nouveau plan, avec de grosses fermes.

Serait-ce le découragement ? Entre 1953 et 1965, on ne célèbre plus que 2 mariages et la population chute à moins de 200 habitants !

La vie reprend cependant le dessus dans ce pays courageux, qui a toujours innov√©: en 1897, il avait construit le premier h√ītel de la r√©gion (45 chambres) ; cette ann√©e l√†, il avait √©t√© la premi√®re commune rurale desservie en √©lectricit√©. En 1911, le car avait remplac√© la diligence. En 1930-31, le ski fait son apparition ; les touristes anglais arrivent.

En 1945, un camion relaie les 10 mulets qui d√©blayaient encore la route du Roux avec un chasse-neige en bois (en 1930, il y avait alors 50 b√™tes de b√Ęt). En 1951, c'est la premi√®re motofaucheuse. Puis l'adduction d'eau: finies les corv√©es d'eaux √† deux, avec des seaux de bois de 20 litres. En 1960 c'est le premier t√©l√©ski financ√© par les habitants.

Les fêtes (Abries) (haut page):

  • 2√®me dimanche de janvier : arriv√©e de la "Travers√©e du Queyras" √† ski.
  • Dernier dimanche de janvier : d√©part de la V.O. "Foul√©e √† ski".
  • Vers le 20 mai: la St Bernardin, qui c√©l√®bre encore les inondations de... 1733.
  • 29 juin: f√™te de St Pierre, √† Abri√®s.
  • Fin juillet festival de musique.
  • 22 ao√Ľt: f√™te de St Roch, √† Valpreveyre.
  • 24 juin: f√™te de St Jean Baptiste, au Roux.
  • March√© le vendredi.
  • Carnaval en F√©vrier
  • Course pedestre transfontali√®re une ann√©e sur deux en septembre.
Bibliographie (Abries) (haut page):

  • "Abri√®s mon village natal", Jean No√ęl Bourcier, Gap 1983
  • "Les pierres √©crites : circuit de d√©couverte du village d'Abri√®s", parc naturel du Queyras.
    1993, 31 p".
  • "La guerre mondiale dans les Hautes Alpes et l'Ubaye", Henri Renaud (Et des Htes Alpes 1990).
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Abries) (haut page):

  • Le GR 58 vers la collette de Jilly (2355 m) et en boucle avec 6 heures de marche, passe par des pelouses fleuries.
  • Hameau de Valpreveyre (1850 m) √† 30 minutes √† pied du Bric Bouchet (2997 m).
  • Le tour du Bric Bouchet pour marcheurs, cavaliers, VTT et skieurs, facilit√© par un remarquable guide franco-italien.
  • La Montette (1921 m) (30 min) sur les pentes du Bric Froid (3302 m).
A voir (Abries) (haut page):

  • A Abri√®s, son √©glise et son porche, autrefois avec 2 colonnes sur des lions (comme √† Guillestre et St V√©ran) emport√©es en 1733 (seuls les lions furent retrouv√©s dans le Guil).
  • Le Roux d'Abri√®s (incendi√© en 1944) et le hameau de Pra Roubaud. Pr√®s du cimeti√®re, sur une pierre, on trouve l'inscription le long d'un passage conduisant √† '√©glise, qui rappelle la digue construite contre les inondations. L'ancienne halle du march√© (1609) ; Et les nombreuses pierres √©crites dont la plus ancienne date de 1546 (fin du r√®gne de Fran√ßois Ier) ; L'√©glise ; Visites guid√©es du village.
  • Valpreveyre (1847 m.). Du proven√ßal veyre = inculte, d√©sol√©. En 1691, ses 40 maisons ont √©t√© d√©truites; sa chapelle (St Roch), reconstruite en 1712. On y remarque le chœur semi-circulaire. l'autel en pl√Ętre, huit chandeliers XVIII√®me et une statue dor√©e. Une autre chapelle, d√©di√©e √† St Bernardin de Sienne, a √©t√© b√©nie en 1774, apr√®s les inondations de 1728 et 1733.
Le Tioure:

Office de tourisme 04 92 45 05 74

Son histoire (Ceillac) :

Altitude 1640 mètres. Le nom de cette commune a connu beaucoup de mutations : Valle Ciliair (bulle du pape Gelase II du 20 décembre 1118); Ciliacum dans des documents de 1270, 1290, 1331, 1416; Cellaco en l301; Ceylacio en 1321; Seylaco en 1390; Siliaco en 1414; Cilhiaco en 1458; Cilhiacum, Ceillacum, Seillacum en 1520; Seilhiaco en 1544; Selyac en 1568; Celhac en 1624; Ceillaq en 1728; Seillac en 1721 et 1771.

La vie de Ceillac, dans sa vall√©e aux sites tr√®s vari√©s, ne s'est pas d√©roul√©e aux m√™mes rythmes que ceux des villages du Queyras. Au demeurant, grande diff√©rence, Ceillac n'a pas √©t√© isol√©e, comme le reste du Queyras, par la route difficile de la Combe et ses relations avec Guillestre ont √©t√© faciles et nombreuses. Ces deux communes √©taient d'ailleurs rattach√©es autrefois au m√™me archev√™que d'Embrun avec lequel Ceillac e√Ľt des d√©m√™l√©s.

Mais Ceillac a v√©cu aussi aux heures du Queyras : catastrophes naturelles, incendies (celui de 1738 br√Ľle 70 maisons ; celui de 1884, 58.), √©pid√©mies, disettes et surtout pr√©l√®vements militaires (guerres d'ltalie, guerres de la R√©volution). Bien que Ceillac soit, plut√īt, rest√© fid√®le √† la religion catholique, elle a, comme les autres, souffert des guerres de religions: en 1691, elle a √©t√© incendi√©e par les huguenots. En 1957 elle fut ravag√©e par les crues.

Ceillac a, comme toute la région, été atteinte par la dépopulation : 920 habitants aux environs de 1830 (son maximum), 249 en 1936, 208 en 1968, mais le sursaut est un des premiers observés en Queyras. Dès 1975, elle passe à 275 habitants et à 290 en 1990, 111 en 2002.

L'agriculture est encore bien vivante :

Philippe Lamour a marqué Ceillac jusqu'en 1982 comme maire et aussi comme Président fondateur du parc du Queyras (1977).

Au temps de Napoléon et jusqu'en 1848, un maire de caractère régnait : Le père Fournier qui n'hésitait pas à marier de force les séducteurs trop hardis, surpris sur le vif. On l'appelait le "Napoléon du Queyras".·

Les fêtes (Ceillac) (haut page):

  • Fin janvier: f√™te de Saint Vincent.
  • 26 juillet: procession de Sainte Anne.
  • 3√®me dimanche d'ao√Ľt: f√™te de Saint Barth√©l√©my, patron de Ceillac
  • 28 septembre : foire aux agnelles.( St Michel)
  • Semaine du patrimoine et f√™te des traditions queyrassines en janvier.
Bibliographie (Ceillac) (haut page):

  • "Monographie de Ceillac", J. Tivollier. 1 926 Bulletin de la Soci√©t√© d'√©tudes des Htes-Alpes Gap
  • "L√† haut sur la montagne: Ceillac", C. Fournier, 1982. Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, reed 1994
  • "Communaut√© de Ceillac", Abb√© P. Guillaume. imp. Alpine, Gap, 1 916.
  • Phillippe Lamour : Une architecture : les amis de Ceillac 1994 √† leur maire de 1965 √† 1983.
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Ceillac) (haut page):

Le lac Miroir (1h de marche), le lac Sainte Anne et sa chapelle (2415m) (1h30 de marche) sur le GR5, √† l'Est; deux hameaux le long du M√©lezet vers le col Tronchet √† 2661m), le col de Bramousse (2251m) sur le GR 58 (1h de marche), le col de Fromage (2300m) (√† 1h) et, au Nord Est, vers la carri√®re de marbre vert, le Cristillan avec ses hameaux dont Les Chalmettes o√Ļ estivait Philippe Lamour.

A voir (Ceillac) (haut page):

Dans le village même, les deux églises (Saint Sébastien, 1 501), et Sainte Cécile (Xème siècle) et quelques maisons anciennes. La mairie date de 1558.

Les Chalmettes -le Rioufenc:

Office de tourisme 04 92 45 05 74

Son histoire :

Altitude 1640 mètres. Le nom de cette commune a connu beaucoup de mutations : Valle Ciliair (bulle du pape Gelase II du 20 décembre 1118); Ciliacum dans des documents de 1270, 1290, 1331, 1416; Cellaco en l301; Ceylacio en 1321; Seylaco en 1390; Siliaco en 1414; Cilhiaco en 1458; Cilhiacum, Ceillacum, Seillacum en 1520; Seilhiaco en 1544; Selyac en 1568; Celhac en 1624; Ceillaq en 1728; Seillac en 1721 et 1771.

La vie de Ceillac, dans sa vall√©e aux sites tr√®s vari√©s, ne s'est pas d√©roul√©e aux m√™mes rythmes que ceux des villages du Queyras. Au demeurant, grande diff√©rence, Ceillac n'a pas √©t√© isol√©e, comme le reste du Queyras, par la route difficile de la Combe et ses relations avec Guillestre ont √©t√© faciles et nombreuses. Ces deux communes √©taient d'ailleurs rattach√©es autrefois au m√™me archev√™que d'Embrun avec lequel Ceillac e√Ľt des d√©m√™l√©s.

Mais Ceillac a v√©cu aussi aux heures du Queyras : catastrophes naturelles, incendies (celui de 1738 br√Ľle 70 maisons ; celui de 1884, 58.), √©pid√©mies, disettes et surtout pr√©l√®vements militaires (guerres d'ltalie, guerres de la R√©volution). Bien que Ceillac soit, plut√īt, rest√© fid√®le √† la religion catholique, elle a, comme les autres, souffert des guerres de religions: en 1691, elle a √©t√© incendi√©e par les huguenots. En 1957 elle fut ravag√©e par les crues.

Ceillac a, comme toute la région, été atteinte par la dépopulation : 920 habitants aux environs de 1830 (son maximum), 249 en 1936, 208 en 1968, mais le sursaut est un des premiers observés en Queyras. Dès 1975, elle passe à 275 habitants et à 290 en 1990, 111 en 2002.

L'agriculture est encore bien vivante :

Philippe Lamour a marqué Ceillac jusqu'en 1982 comme maire et aussi comme Président fondateur du parc du Queyras (1977).

Au temps de Napoléon et jusqu'en 1848, un maire de caractère régnait : Le père Fournier qui n'hésitait pas à marier de force les séducteurs trop hardis, surpris sur le vif. On l'appelait le "Napoléon du Queyras".·

Les fêtes (haut page):

  • Fin janvier: f√™te de Saint Vincent.
  • 26 juillet: procession de Sainte Anne.
  • 3√®me dimanche d'ao√Ľt: f√™te de Saint Barth√©l√©my, patron de Ceillac
  • 28 septembre : foire aux agnelles.( St Michel)
  • Semaine du patrimoine et f√™te des traditions queyrassines en janvier.
Bibliographie (haut page):

  • "Monographie de Ceillac", J. Tivollier. 1 926 Bulletin de la Soci√©t√© d'√©tudes des Htes-Alpes Gap
  • "L√† haut sur la montagne: Ceillac", C. Fournier, 1982. Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, reed 1994
  • "Communaut√© de Ceillac", Abb√© P. Guillaume. imp. Alpine, Gap, 1 916.
  • Phillippe Lamour : Une architecture : les amis de Ceillac 1994 √† leur maire de 1965 √† 1983.
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (haut page):

Le lac Miroir (1h de marche), le lac Sainte Anne et sa chapelle (2415m) (1h30 de marche) sur le GR5, √† l'Est; deux hameaux le long du M√©lezet vers le col Tronchet √† 2661m), le col de Bramousse (2251m) sur le GR 58 (1h de marche), le col de Fromage (2300m) (√† 1h) et, au Nord Est, vers la carri√®re de marbre vert, le Cristillan avec ses hameaux dont Les Chalmettes o√Ļ estivait Philippe Lamour.

A voir (haut page):

Dans le village même, les deux églises (Saint Sébastien, 1 501), et Sainte Cécile (Xème siècle) et quelques maisons anciennes. La mairie date de 1558.

Les Maisons:

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Son histoire (Arvieux) :

Altitude 1551 m√®tres. L'origine de son nom est, en latin, Arvium (labour, champ); en 1260, Arv√©olo. Situ√©e au Nord de la vall√©e du Guil sur un affluent, la Rivi√®re, Arvieux est reli√©e, l'√©t√©, au brian√ßonnais par le col de l'lzoard dont la route a √©t√© construite en 1893 par les chasseurs alpins de Ch√Ęteau-Queyras.

Arvieux a une population croissante au cours des XVII√®me et XVIII√®me si√®cles pour aboutir √† un maximum en 1841: 1004 habitants. Puis, comme partout, c'est le d√©clin: 554 habitants en 1931, 412 en 1968 et 324 en 1975. Il est enray√© en 1990 : 338, 2002 351.Mais le temps n'a pas √©t√© lin√©aire; les vicissitudes ont √©t√© nombreuses au cours des si√®cles : en 1630, c'est la peste qui tue les 2/3 de la population; en 1638, c'est un incendie qui br√Ľle toute "la ville". Les guerres de religion n'ont pas √©pargn√© ce village, tr√®s marqu√© par les Vaudois, puis par le protestantisme. Apr√®s la r√©vocation de l'Edit de Nantes (1685), plus d'un tiers de la population √©migre en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Prusse.

La population s'est toujours serrée les coudes dans l'adversité ; la communauté d'Arvieux, peut-être plus que d'autres en Queyras, est solidaire : la première fauche était destinée aux veuves et aux orphelins ; ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

C'est aussi le lieu o√Ļ les superstitions, rites et coutumes ont surv√©cu le plus longtemps ; une tradition curieuse divisait les habitants en deux castes: les gens de la "Belle", le "dessus du panier" (en l928, le quart de la population) et les gens du "Renom". Cette distribution, (qui ne divisait pas protestants et catholiques), remonterait aux fronti√®res entre Lombards et Sarrazins. Il √©tait difficile de se marier entre "nobles" et "vilains". Mais autre hypoth√®se ; un homme d'Arvieux est all√© chercher femme √† Ristolas, belle mais boiteuse. Ils eurent 5 filles qui connurent un bonheur si parfait qu'il fit croire √† l'œuvre du diable. La caste du "Renom" √©tait n√©e. Les sorciers ont aussi eu, ici, la vie dure. Plusieurs sorci√®res ont √©t√© br√Ľl√©es au XV√®me si√®cle.

Arvieux, dans le Val d'Azur, est composée de 13 hameaux ; parmi ceux ci, en partant du Guil : les Moulins, Villargaudin (du germanique gaud = forêt) sur les hauteurs ; à gauche, le Pasquier, les Maisons (à l'écart de la route, à droite), Arvieux, le Coin, la Chalp (très modifiés par le tourisme et l'immobilier) et Brunissard, sans doute le mieux conservé, et le dernier lieu habité (1785 m) avant l'Izoard.

Et à l'écart, dans les gorges du Guil, le Veyer (Viarius, Veyarium, 1290, près de la route) dominé par les Escoyères, qui fut, sans doute, l'un des premiers hameaux habités du Queyras.

Les fêtes (Arvieux) (haut page):

  • 1er dimanche d'avril : le grand Beal une des grandes courses de ski alpinisme
  • 1er dimanche de juillet : f√™te de Clapeyto
  • 25 juillet : f√™te de la Saint Jacques √† Villargaudin.
  • ao√Ľt : f√™te des potiers.
  • 10 ao√Ľt : f√™te de la Saint Laurent.
  • 1er dimanche apr√®s le 15 ao√Ľt : f√™te √† Furfande (le dimanche "du milieu de l'√©t√©").
Bibliographie (Arvieux) (haut page):

  • "Les Escoy√®res en Queyras", Dr J.A. Chabrand, bulletin du Dauphin√© 1 881.
  • "Au pays de la Belle", coutumes, chansons, l√©gendes d'Arvieux, Andr√© Bourgue imp. Mistral, Cavaillon 1 968.
  • "Les coutumes d'Arvieux", Paul Guillemin, Lyon 1 880.
  • "Lou Bazan", magazine local. Arvieux est la seule commune au Queyras √† sortir un journal 2 ou 3 fois l'an.
  • "Respirez Randos. Ballade dans le Val d'Arvieux" Ed. Alain Blanc 1991
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Arvieux) (haut page):

  • par le GR 58 vers le col Furfande (2501 m) et ses chalets tr√®s int√©ressants √† partir de Brunissard.
  • par la route, le col de l'Izoard et la Casse d√©serte ; et √† l'Est, le lac de Souliers.
  • par le GR 5, le col des Ayes (2480 m) et, un peu avant, les chalets de l'Eychaillon et ceux de Clapeyto.
  • au col, un relais cyclotouriste et une petite exposition sur le Tour de France (qui est pass√© pour la premi√®re fois ici en 1922).
A voir (Arvieux) (haut page):

  • L'√©glise du XVI√®me si√®cle, mutil√©e pendant les guerres de religion, refaite au XVII√®me si√®cle. (1685)
  • Le four banal de Villargaudin, les fontaines publiques, les cadrans solaires.
  • L'architecture des maisons √† arcades, originale et unique dans le Queyras : il en reste 4 ou 5 exemplaires bien conserv√©s. Probablement l'œuvre de ma√ßons italiens.
  • Les jouets du Queyras √† la Chalp d'Arvieux.
  • Fromagerie d'Arvieux : cette commune a une agriculture bien vivante et une production laiti√®re importante.
  • L'√©comus√©e du moulin.

La tradition se perpétue: en 1994 a été construit, à la Chalp un nouveau campanile. Il y a aussi celui de Brunissard, de 11 m de haut ou "clocher du procureur". Sa cloche alertait les habitants des dangers, sonnait les réunions municipales et appelait aux corvées.

Les Moulins:

Office de tourisme 04 92 46 75 76

Son histoire (Arvieux) :

Altitude 1551 m√®tres. L'origine de son nom est, en latin, Arvium (labour, champ); en 1260, Arv√©olo. Situ√©e au Nord de la vall√©e du Guil sur un affluent, la Rivi√®re, Arvieux est reli√©e, l'√©t√©, au brian√ßonnais par le col de l'lzoard dont la route a √©t√© construite en 1893 par les chasseurs alpins de Ch√Ęteau-Queyras.

Arvieux a une population croissante au cours des XVII√®me et XVIII√®me si√®cles pour aboutir √† un maximum en 1841: 1004 habitants. Puis, comme partout, c'est le d√©clin: 554 habitants en 1931, 412 en 1968 et 324 en 1975. Il est enray√© en 1990 : 338, 2002 351.Mais le temps n'a pas √©t√© lin√©aire; les vicissitudes ont √©t√© nombreuses au cours des si√®cles : en 1630, c'est la peste qui tue les 2/3 de la population; en 1638, c'est un incendie qui br√Ľle toute "la ville". Les guerres de religion n'ont pas √©pargn√© ce village, tr√®s marqu√© par les Vaudois, puis par le protestantisme. Apr√®s la r√©vocation de l'Edit de Nantes (1685), plus d'un tiers de la population √©migre en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Prusse.

La population s'est toujours serrée les coudes dans l'adversité ; la communauté d'Arvieux, peut-être plus que d'autres en Queyras, est solidaire : la première fauche était destinée aux veuves et aux orphelins ; ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

C'est aussi le lieu o√Ļ les superstitions, rites et coutumes ont surv√©cu le plus longtemps ; une tradition curieuse divisait les habitants en deux castes: les gens de la "Belle", le "dessus du panier" (en l928, le quart de la population) et les gens du "Renom". Cette distribution, (qui ne divisait pas protestants et catholiques), remonterait aux fronti√®res entre Lombards et Sarrazins. Il √©tait difficile de se marier entre "nobles" et "vilains". Mais autre hypoth√®se ; un homme d'Arvieux est all√© chercher femme √† Ristolas, belle mais boiteuse. Ils eurent 5 filles qui connurent un bonheur si parfait qu'il fit croire √† l'œuvre du diable. La caste du "Renom" √©tait n√©e. Les sorciers ont aussi eu, ici, la vie dure. Plusieurs sorci√®res ont √©t√© br√Ľl√©es au XV√®me si√®cle.

Arvieux, dans le Val d'Azur, est composée de 13 hameaux ; parmi ceux ci, en partant du Guil : les Moulins, Villargaudin (du germanique gaud = forêt) sur les hauteurs ; à gauche, le Pasquier, les Maisons (à l'écart de la route, à droite), Arvieux, le Coin, la Chalp (très modifiés par le tourisme et l'immobilier) et Brunissard, sans doute le mieux conservé, et le dernier lieu habité (1785 m) avant l'Izoard.

Et à l'écart, dans les gorges du Guil, le Veyer (Viarius, Veyarium, 1290, près de la route) dominé par les Escoyères, qui fut, sans doute, l'un des premiers hameaux habités du Queyras.

Les fêtes (Arvieux) (haut page):

  • 1er dimanche d'avril : le grand Beal une des grandes courses de ski alpinisme
  • 1er dimanche de juillet : f√™te de Clapeyto
  • 25 juillet : f√™te de la Saint Jacques √† Villargaudin.
  • ao√Ľt : f√™te des potiers.
  • 10 ao√Ľt : f√™te de la Saint Laurent.
  • 1er dimanche apr√®s le 15 ao√Ľt : f√™te √† Furfande (le dimanche "du milieu de l'√©t√©").
Bibliographie (Arvieux) (haut page):

  • "Les Escoy√®res en Queyras", Dr J.A. Chabrand, bulletin du Dauphin√© 1 881.
  • "Au pays de la Belle", coutumes, chansons, l√©gendes d'Arvieux, Andr√© Bourgue imp. Mistral, Cavaillon 1 968.
  • "Les coutumes d'Arvieux", Paul Guillemin, Lyon 1 880.
  • "Lou Bazan", magazine local. Arvieux est la seule commune au Queyras √† sortir un journal 2 ou 3 fois l'an.
  • "Respirez Randos. Ballade dans le Val d'Arvieux" Ed. Alain Blanc 1991
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Arvieux) (haut page):

  • par le GR 58 vers le col Furfande (2501 m) et ses chalets tr√®s int√©ressants √† partir de Brunissard.
  • par la route, le col de l'Izoard et la Casse d√©serte ; et √† l'Est, le lac de Souliers.
  • par le GR 5, le col des Ayes (2480 m) et, un peu avant, les chalets de l'Eychaillon et ceux de Clapeyto.
  • au col, un relais cyclotouriste et une petite exposition sur le Tour de France (qui est pass√© pour la premi√®re fois ici en 1922).
A voir (Arvieux) (haut page):

  • L'√©glise du XVI√®me si√®cle, mutil√©e pendant les guerres de religion, refaite au XVII√®me si√®cle. (1685)
  • Le four banal de Villargaudin, les fontaines publiques, les cadrans solaires.
  • L'architecture des maisons √† arcades, originale et unique dans le Queyras : il en reste 4 ou 5 exemplaires bien conserv√©s. Probablement l'œuvre de ma√ßons italiens.
  • Les jouets du Queyras √† la Chalp d'Arvieux.
  • Fromagerie d'Arvieux : cette commune a une agriculture bien vivante et une production laiti√®re importante.
  • L'√©comus√©e du moulin.

La tradition se perpétue: en 1994 a été construit, à la Chalp un nouveau campanile. Il y a aussi celui de Brunissard, de 11 m de haut ou "clocher du procureur". Sa cloche alertait les habitants des dangers, sonnait les réunions municipales et appelait aux corvées.

Meyries: ffice de tourisme 04 92 46 86 89

Son histoire (Chateau VilleVieille) :

Altitude 1349 m√®tres. La population, de 1378 habitants en 1831, est aujourd'hui de 272. Cette commune regroupe deux villages principaux : Ch√Ęteau-Queyras √† l'Ouest, domin√© par son fort, Villevieille √† l'Est. Et quatre hameaux sur les hauteurs: Montbardon (Mont Bardo en 1 311, "site de hauteur", comme Bardonnechia) en aval, Souliers (vient de Solers 1260 ; expos√© au soleil), les Prats et Meyri√®s (Meyariis 1339 ; du latin migrare et du proven√ßal meira = changer de lieu: chalets habit√©s seulement √† certaines p√©riodes de l'ann√©e).

Villevieille, du nom romain de Villa √† l'intersection de deux vall√©es, se ressent encore des inondations catastrophiques de 1957 o√Ļ le le Guil et l'Aigue Blanche sont brutalement sortis de leur lit.

A la diff√©rence de Mont-Dauphin qui a une date certaine (1692), Fort Queyras remonte √† des temps tr√®s anciens. On pense qu'existait, sur ce verrou glaciaire, un ch√Ęteau construit au XI√®me et XII√®me si√®cles contre les pillards de Provence. On le cite dans des textes, vers 1343, au moment o√Ļ se d√©cidait la R√©publique des Escartons. Lorsque, au XIV√®me si√®cle, le Dauphin√© fut absorb√© par le Royaume de France, le fort devait d√©fendre les fronti√®res de l'Est. A partir de 1550, le protestantisme gagne le Queyras et s'ouvre alors un si√®cle de guerres internes.

1574 : Le Queyras est envahi par les r√©form√©s. Le monast√®re situ√© pr√®s du cimeti√®re, en contre bas du ch√Ęteau, est pill√© et br√Ľl√©.
1587 : Lesdiguières, avec une troupe de huguenots, s'empare du Queyras.
1598 : L'Edit de Nantes : le calme revient dans un pays aux 2/3 protestant.
1685 : Révocation de l'Edit de Nantes : les troubles reprennent.
1691 : Invasion des savoyards et huguenots.
1692 : Reprise par Catinat : reconversions partielles au catholicisme: incendies.
1700 : Vauban demande que l'on consolide le fort (garnison de 200 hommes et 6 officiers).
1703 et 1744 : Razzias huguenotes. Le pays se calme au XVIIIème siècle.
1799 : le fort est, un moment, menacé.
1818 : le fort est le lieu d'un fait divers : un beau crime passionnel. Puis le fort, présentant de moins en moins d'intérêt, voit, tout autour de lui, les routes s'ouvrir.
Depuis 1880, des "chasseurs alpins" y logent.
En 1914, le fort est vidé, puis un peu conforté En 1922 et l932. Les hostilités de 1940-45 ne le touchent pas.
En 1960, la décision est prise de le mettre en vente, ce qui est réalisé en 1967. Fort Queyras, maintenant propriété privée, est ouvert à la visite et à des expositions.

Les fêtes (haut page):

  • 29 juin: St Pierre √† Souliers.
  • 15 juillet: St Jacques √† Meyri√®s.
  • 19 juillet: St Ars√®ne √† Montbardon (f√™te du pain).
  • 15 ao√Ľt: f√™te patronale √† Ch√Ęteau-Queyras, feu d'artifice.
  • 21 septembre: foire agricole de la St Mathieu.
  • Fin novembre: f√™te de St Andr√© √† Villevieille.
Bibliographie (haut page):

  • "Fort Oueyras", A. et O. Golaz, soci√©t√© d'√©tudes des Hautes-Alpes, Gap 1966.
  • Guide du sentier des Astragales par le parc naturel du Queyras 1988
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (haut page):

Quelques promenades √† partir de Ch√Ęteau

  • de Ch√Ęteau vers Meyri√®s puis vers le col de P√©as par le GR 58 (2h30 √† 3h); non loin, une mine d'amiante.
  • de Ch√Ęteau vers le hameau de Montbardon par la route foresti√®re (environ 1h).
  • au d√©part de Souliers, d'un pas tranquille et sans grande d√©nivellation, le lac de Roue (30 mn) ; l'une des plus belles for√™ts de m√©l√®zes du Queyras ; √† 15 minutes, panorama sur Fort Queyras.
  • Sommet Bucher (Bucher parce qu'on faisait l√† des feux pour annoncer l'ennemi) : le sentier monte √† travers bois pour atteindre, en 2h le sommet (2254 m) o√Ļ est install√© un relais de t√©l√©vision. Cette route a √©t√© ouverte en 1892 par les militaires du g√©n√©ral Baron-Berge.

Promenades à partir de Villevieille

  • Le sentier botanique dit sentier des astragales et la "pierre Fiche" (celto-ligure ?).
  • Les "demoiselles coiff√©es" de Villevieille vers Molines (voir photo p 12).
A voir (haut page):

  • Fort Queyras se visite en √©t√© de juin √† septembre.
  • L'exposition g√©ologique : "les frissons de la terre" dans la crypte du ch√Ęteau
  • L'√©glise de Villevieille (de la fin du XV√®me si√®cle)
  • La salle commune o√Ļ se trouve l'armoire des escartons aux huit clefs fabrique√© en 1773 par Sibille √† St V√©ran.
  • La maison de l'artisanat √† Villevieille
Molines:

Office de tourisme 04 92 45 83 22

 

Son histoire (Molines) :

Altitude 1760 m. L'origine du nom, Mullinaricii (739), est sans doute celle de moulin (en latin: molinus) ; d'autres parlent de Terra Molis (terres molles).
Le village, que le tourisme repeuple, a 375 habitants aujourd'hui (2002), avec un minimum de 244 en 1968 et un maximum de 1050 en 1836.
Comme tous les autres villages du Queyras, Molines a connu des vicissitudes : 1629 ; les armées du Roi : 1630 ; la peste : 1653 ; pillages et viols : 1689 ; incendies : 1690 ; razzia des Vaudois: 1746 ; un incendie détruit 250 maisons et y couve encore deux mois après.

La commune se compose du centre (le Serre) et des hameaux : Gaudissart vers le Nord (devrait son nom à une racine germanique gau=canton et à essarts=bois défriché ou encore serre=montée, sommet isolé), La Rua, en bas; et dans la vallée d'Agnelle, Pierre-Grosse, 1926 mètres (qui doit son nom aux nombreux rochers qui l'entourent), le Coin et Fontgillarde, 1990 mètres (font ou fount = fontaine; gillarde = abondante, qui jaillit avec force).
L'hiver, on peut aller en voiture jusqu'à Fontgillarde ; l'été, jusqu'en Italie par le col Agnel.

L'histoire de Molines a été écrite sur des registres appelés "transitons". (ou chemins ruraux) ; il y fut relaté les faits marquants et surtout tragiques. Ainsi on retrouve cette lutte sanguinaire entre catholiques et réformés: en 1574, le 17 ou 18 juillet : "Les chapeaux blancs de la religion prétendue réformée commirent plusieurs cruautés contre les catholiques. Ils minèrent le pied du clocher de l'église dans lequel ces derniers étaient réfugiés, les faisant ainsi tous périr. Et le curé de Molines ne voulant pas changer, ils l'enterrèrent tout vif devant la porte du cimetière jusqu'à la tête et l'ont prise pour but au jeu de boule..."

Les épidémies, calamités naturelles ou accidents sont aussi relatés. "L'an 1717, un certain Jean Villel, de la Chalp, avec Etienne Fine et un certain Jean Filipot sont allés à la chasse le jour de la fête Dieu, dont le dit Villel voulait tirer un chamois et le dit Filipot restant derrière, une pierre sortit la teste, et le dit Villel luy tyra un coup de fusyl à la teste, s'étoit une mégarde dont il tua le dit Filipot et le dit Villel".

La station de ski (dont le premier téléski date de 1960) est reliée aux pistes de St Véran. L'été, sa piste de luge est accessible sous le télésiège.

Les fêtes (Molines) (haut page):

- Marché le mardi.
- 20 janvier: Saint Sébastien à Pierre-Grosse.
- 29 juin: Saint Pierre à Fontgillarde.
- 2 juillet: Sainte Elisabeth au Coin.
- 6 ao√Ľt: p√®lerinage √† la chapelle Saint Simon: depuis 1 830 environ, cette journ√©e rassemble
- les habitants de Molines accompagnés aujourd'hui de nombreux estivants.
- 18 novembre: fête de Saint Romain.

Bibliographie (Molines) (haut page):

- "Molines en Queyras", J. Tivollier, 1913, ed Jeanne Laffitte reprints, Marseille 1981.
- "√Čtude d√©mographique d'un village de haute montagne" : Molines en Queyras au XVIII√®me si√®cle
- par Nicole Maby-Fleury TER Grenoble 1972.

Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Molines) (haut page):

- Chapelle St Simon (2196 m), s'atteint de Molines en 2 h par le Col des prés de fromage.
- La gardiole de l'Alp (2786 m) ; départ de Pierre grosse (2h30 de marche) ;
- Refuge (2580 m) du Col Agnel (2744 m) : le col est à environ 2 heures de marche de Fontgillarde.
- Le Pas du Cha√Į (2790 m) est un petit col qui permet de rejoindre la vall√©e du Peynin et Aiguilles : sentier au d√©part du Coin (hameau entre Pierre Grosse et Fontgillarde) (environ 2h).

 

A voir (Molines) (haut page):

- L'église de la Rua de Molines avec son clocher arraché par la tourmente en 1 982 puis restauré.
- Le hameau de Pierre-Grosse et ses maisons bien conservées.
- Le four à pain.
- Les ruines de Serre des Chabrands.
- La fabrique de jouets en bois à la Rua.

 

Montbardon:

Office de tourisme 04 92 46 86 89

Son histoire (Gorges_Guil) :

En balcon au dessus d'un ravin avec le Guil au fond, sur 4 kilom√®tres, la route ouverte en 1856, fait frissonner ; mais c'√©tait bien pire avec le sentier muletier d'avant. La voie romaine qui reliait la vall√©e √† la pr√©fecture des Escoy√®res, elle, cheminait de l'autre c√īt√©, avec deux hameaux : le Gros et Pr√©rioud. Le GR 541 l√† suit une partie de la voie romaine. Pour Montbardon, des 28 familles √† la fin du XVIII√®me si√®cle, il en reste peu mais les gites d'√©tapes et la fromagerie ont relanc√© ce petit hameau.

Bibliographie ( Gorges_Guil) (haut page):
  • "Une Escoy√®re en Queyras" Antoinette Messimily. Ed de la Vallouise 1982
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie
Autres sites et hameaux à proximité:

Bramousse
Plus de 100 habitants à la Révolution, aujourd'hui très dépeuplé ; le dernier ours du Queyras serait mort là vers 1880 ? l'origine du mot Bramousse viendrait de l'ours.
un g√ģte ; le Riou Vert ; une tr√®s belle vue sur les hameaux des Escoy√®res et de Montbardon ; √† un peu plus d'une heure de mont√©e, les chalets de Bramousse (1821 m) et, √† 30 minutes, en for√™t √† l'Est, le "m√©l√®ze remarquable" (v√©t√©ran de Fran√ßois Ire qui d'ailleurs est pass√© dans la r√©gion). De juin √† septembre, "la ballade gourmande" relie Bramousse et Montbardon.


Le hameau du Veyer dévasté par les incendies en 1669, 1712, 1779, 1859, 1860, et par les crues
du Guil (1957). Chapelle intéressante.


La chapelue, avec son école d'escalade ouverte depuis 1992. Les gorges du Guil sont un lieu de
contemplation :mais aussi d'activité sportive : escalade, kayak, rafting et canyoning dans le Guil. Un "parcours d'aventure" a été balisé.

Montdauphin:

 

Office de tourisme   Maison du Tourisme Guillestrois Forêt Blanche

Hautes-Alpes (05) – R√©gion Provence Alpes C√īte d’Azur- Alpes du Sud

MAISON DU TOURISME GUILLESTROIS FORET BLANCHE

RN94

Saint-Clément-sur-Durance

Tél. 04 92 45 04 37

pays-du-guillestrois@wanadoo.fr

http://www.pays-du-guillestrois.com/

Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 15h à 18h30

 

Voir le Guide Eté Hiver de Mathieu et Serge Antoine (1995)  (Accès direct à la page sur Mont-Dauphin ; erratum: Légende de photo 'L'entrée Nord se fait par la porte d'Eygliers' à remplacer par 'L'entrée Nord se fait par la porte de Briançon' )

 

(Texte de l'office de tourisme de Mont-dauphin) :

 

Histoire :

Construite sur un √©peron rocheux, √† 1050 m d'altitude, au croisement des gorges du Guil et de la vall√©e de la Durance, Mont-Dauphin est un haut lieu de l'architecture europ√©enne militaire. Mont-Dauphin repr√©sente l’arch√©type de la place forte de montagne construite ex-nihilo par Vauban. . Tout commence en 1692, quand le duc de Savoir, Victor Am√©d√©e II, r√©alise un raid d√©vastateur dans les Hautes-Alpes. Les montagnes n’√©tant plus suffisantes pour prot√©ger la fronti√®re, Louis XIV envoie Vauban en urgence pour inspecter le territoire et le fortifier.

 

Lorsqu’il d√©couvre le plateau des Millaure (√† la crois√©e des vents en patois), en novembre 1692, Vauban s’enthousiasme pour ce lieu. Le site domine un carrefour strat√©gique, positionn√© id√©alement pour voir l’ennemi arriver de toute part. Les travaux de la place forte d√©marrent moins de six mois apr√®s le passage de Vauban pour continuer √† se d√©velopper et √† √™tre am√©lior√©s au 18√®me et 19√®me si√®cle. Vauban a voulu en faire une ville garnison o√Ļ les militaires pouvaient c√ītoyer la vie civile pouvant leur offrir des distractions, et ainsi √©viter les d√©sertions. De fait, Mont-Dauphin abrite une v√©ritable ville avec ses rues et ses b√Ętiments mais sans d√©roger √† un urbanisme bien militaire. L’ing√©nieur militaire a aussi veill√© √† son approvisionnement en eau, par le captage de deux sources sur la commune voisine d’Eygliers.

 

Vingt ans apr√®s la naissance de Mont-Dauphin, le trait√© d’Utrecht en 1713, modifie les fronti√®res alpines. La fronti√®re s’√©loigne de Mont-Dauphin qui devient une place forte de seconde ligne¬†; base de repli et d’entra√ģnement. Aujourd’hui, la ville n'est plus militaire, l'arm√©e n'y vient plus qu'en vacances et les habitants profitent de la ville-garnison, con√ßue par Vauban. Des ateliers d'artisans d'art, des boutiques et des bureaux ont pris place dans la caserne Campana. En 2012, ce sont 150 habitants (chiffre INSEE 2012) qui vivent dans ce fabuleux patrimoine b√Ęti, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial (Unesco), au titre des fortifications de Vauban avec 11 autres sites (http://www.sites-vauban.org/).¬†

 

 Fêtes, animations et festivals (Mont-Dauphin)

  • vide greniers chaque 8 Mai, organis√© par le comit√© des f√™tes de Mont-Dauphin (contact@comitedesfetes-mont-dauphin.net)

  • feux de la Saint Jean fin juin, organis√©s par le comit√© des f√™tes de Mont-Dauhin

  • Fin ao√Ľt: f√™te de la Saint-Louis, organis√©s par le comit√© des f√™tes de Mont-Dauphin

  • Vertical’√©t√©, festival de danse contemporaine verticale en r√©sonance avec l’architecture du lieu fin juillet, organis√© par l’association Ascen Danse (http://verticalete.free.fr/)

  • Conte Escarpe, festival de conte, organis√© par la Mairie depuis 2001, fin septembre (http://www.conteescarpe.fr/)

  • Ouverture de l’√©glise et expositions tous les √©t√©s du 15 juillet au 26 ao√Ľt¬†; organis√©es par le comit√© de soutien (comitemontdauphinunesco@yahoo.fr)

 

Visites

 

Visite en libre acc√®s toute l’ann√©e.

Visites guidées : Centre des Monuments Nationaux

http://www.mont-dauphin.monuments-nationaux.fr/ - Tél. 04 92 45 42 40

Visites individuels et groupes

La place forte¬†: Lunette d’ar√ßon, souterrain, poudri√®re, arsenal, fortifications de Vauban et caserne Rochambeau

Horaires et tarifs : se renseigner auprès du CMN

Durée : 1h30
français, anglais

ATELIERS DU PATRIMOINE POUR LES GROUPES SCOLAIRES

Durée : 2h00

Renseignements et réservations auprès du service éducatif

Téléphone : 06 70 58 54 62

De nombreux thèmes sont proposés :

  • La vie civile √† la place forte au XVIIIe si√®cle

  • Visite d√©couverte de l’histoire de la place forte

  • Les soldats du Roy¬†: parcours d√©couverte

  • L’√©volution de la fortification

  • √Čl√©ments d’architecture et de d√©cors

  • Les mesures anciennes

  • Jeu de piste

 

Bibliographie (Mont-Dauphin)

  • La place forte de Mont-Dauphin : l'h√©ritage de Vauban: Actes sud ; Paris : Cit√© de l'architecture et du patrimoine ; Aristeas, 2007.

  • GOLAZ Andr√©, GOLAZ Odette. Notice historique et descriptive sur Mont-Dauphin : Hautes-Alpes. Gap : Soci√©t√© d'√©tudes des Hautes-Alpes, 1981

  • Ouvrage collectif. Vauban et ses successeurs en Brian√ßonnais. Paris : Association Vauban, 1995

  • SIRE B√©n√©dicte, AGUTTES Julie, BERLING Charles. Voyage avec S√©bastien de Vauban [images anim√©es] : de la fronti√®res des Alpes au littoral m√©diterran√©en. Paris : Image Son et Co

  • VAISSI√ąRE Henri. La place forte de Mont-Dauphin a 300 ans. Revue de l'Amopa, 1993, n¬į123, p.17-18mpagnie, 2008

 

Promenades alentour (Mont-Dauphin)

  • Sentier de Mont-Dauphin, boucle courte acc√©der et redescendre de la place forte en passant par le site des marmottes. Zone natura 2000 sensible et site am√©nag√©¬†: respecter les sentiers et le balisage. Panneaux d’interpr√©tation install√©s

  • Rue des masques et plateau du Simoust (1h30) √† Guillestre

  • Eygliers chef lieu et la Font d’Eygliers

 

Disponibles dans les offices de tourisme du territoire

  • D√©pliant ¬ę¬†la place forte de Mont-Dauphin, sur les traces de Vauban¬†¬Ľ, collection du nez en l’air, √©dition le moutard

  • Guide des randonn√©es p√©destres et vtt

  • Livret ¬ę¬†Guillestrois entre r√©el et imaginaire, circuits de d√©couverte du patrimoine¬†¬Ľ

  • Application mobile Iphone/andro√Įd et site Internet ¬ę¬†Baroulade¬†¬Ľ pour d√©couvrir autrement le patrimoine

A voir (Mont-Dauphin)

L'architecture militaire est exceptionnellement bien conserv√©e avec son "front d'Eygliers" ou front d'attaque et ses bastions, foss√©s, courtines ou demi-lunes. La lunette d'Ar√ßon, avec sa tour ronde, remani√©e entre 1791 et 1860, en constitue le joyau. A l'oppos√© au Sud, le "front d'Embrun¬†¬Ľ, avec la caserne Rochambeau √©difi√©e entre 1750 et 1780 qui, elle, ne doit rien √† Vauban. Ses dimensions sont grandes (260 m√®tres de long), son arc-boutant est pur et sa charpente, chevill√©e "√† la Philibert Delorme", exceptionnelle. On pouvait, au dernier niveau d'√©tages, y faire rouler des canons. Dans l'enceinte m√™me, l'Arsenal, construit entre 1700 et 1750, reconstruit pour moiti√© en 1980-83 : belle salle vo√Ľt√©e au rez-de-chauss√©e. Le pavillon des officiers et le pavillon de l'Horloge sont au Nord. La caserne Campan, √† l'Est h√©berge, elle, des artisans d'art, la Mairie, des logements communaux, des bureaux

 

Sites Internet

Site officiel de la mairie : www.montdauphin-vauban.fr

Site/blog Briançon et Mont-Dauphin : http://vauban.alpes.fr/

Patrimoines du Guillestrois : http://www.baroulade.fr/

Réseau des Sites Majeurs de Vauban : http://www.sites-vauban.org/

Pierre Grosse: Office de tourisme 04 92 45 83 22
Prats Bas: ffice de tourisme 04 92 46 86 89

Son histoire (Chateau VilleVieille) :

Altitude 1349 m√®tres. La population, de 1378 habitants en 1831, est aujourd'hui de 272. Cette commune regroupe deux villages principaux : Ch√Ęteau-Queyras √† l'Ouest, domin√© par son fort, Villevieille √† l'Est. Et quatre hameaux sur les hauteurs: Montbardon (Mont Bardo en 1 311, "site de hauteur", comme Bardonnechia) en aval, Souliers (vient de Solers 1260 ; expos√© au soleil), les Prats et Meyri√®s (Meyariis 1339 ; du latin migrare et du proven√ßal meira = changer de lieu: chalets habit√©s seulement √† certaines p√©riodes de l'ann√©e).

Villevieille, du nom romain de Villa √† l'intersection de deux vall√©es, se ressent encore des inondations catastrophiques de 1957 o√Ļ le le Guil et l'Aigue Blanche sont brutalement sortis de leur lit.

A la diff√©rence de Mont-Dauphin qui a une date certaine (1692), Fort Queyras remonte √† des temps tr√®s anciens. On pense qu'existait, sur ce verrou glaciaire, un ch√Ęteau construit au XI√®me et XII√®me si√®cles contre les pillards de Provence. On le cite dans des textes, vers 1343, au moment o√Ļ se d√©cidait la R√©publique des Escartons. Lorsque, au XIV√®me si√®cle, le Dauphin√© fut absorb√© par le Royaume de France, le fort devait d√©fendre les fronti√®res de l'Est. A partir de 1550, le protestantisme gagne le Queyras et s'ouvre alors un si√®cle de guerres internes.

1574 : Le Queyras est envahi par les r√©form√©s. Le monast√®re situ√© pr√®s du cimeti√®re, en contre bas du ch√Ęteau, est pill√© et br√Ľl√©.
1587 : Lesdiguières, avec une troupe de huguenots, s'empare du Queyras.
1598 : L'Edit de Nantes : le calme revient dans un pays aux 2/3 protestant.
1685 : Révocation de l'Edit de Nantes : les troubles reprennent.
1691 : Invasion des savoyards et huguenots.
1692 : Reprise par Catinat : reconversions partielles au catholicisme: incendies.
1700 : Vauban demande que l'on consolide le fort (garnison de 200 hommes et 6 officiers).
1703 et 1744 : Razzias huguenotes. Le pays se calme au XVIIIème siècle.
1799 : le fort est, un moment, menacé.
1818 : le fort est le lieu d'un fait divers : un beau crime passionnel. Puis le fort, présentant de moins en moins d'intérêt, voit, tout autour de lui, les routes s'ouvrir.
Depuis 1880, des "chasseurs alpins" y logent.
En 1914, le fort est vidé, puis un peu conforté En 1922 et l932. Les hostilités de 1940-45 ne le touchent pas.
En 1960, la décision est prise de le mettre en vente, ce qui est réalisé en 1967. Fort Queyras, maintenant propriété privée, est ouvert à la visite et à des expositions.

Les fêtes (haut page):

  • 29 juin: St Pierre √† Souliers.
  • 15 juillet: St Jacques √† Meyri√®s.
  • 19 juillet: St Ars√®ne √† Montbardon (f√™te du pain).
  • 15 ao√Ľt: f√™te patronale √† Ch√Ęteau-Queyras, feu d'artifice.
  • 21 septembre: foire agricole de la St Mathieu.
  • Fin novembre: f√™te de St Andr√© √† Villevieille.
Bibliographie (haut page):

  • "Fort Oueyras", A. et O. Golaz, soci√©t√© d'√©tudes des Hautes-Alpes, Gap 1966.
  • Guide du sentier des Astragales par le parc naturel du Queyras 1988
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (haut page):

Quelques promenades √† partir de Ch√Ęteau

  • de Ch√Ęteau vers Meyri√®s puis vers le col de P√©as par le GR 58 (2h30 √† 3h); non loin, une mine d'amiante.
  • de Ch√Ęteau vers le hameau de Montbardon par la route foresti√®re (environ 1h).
  • au d√©part de Souliers, d'un pas tranquille et sans grande d√©nivellation, le lac de Roue (30 mn) ; l'une des plus belles for√™ts de m√©l√®zes du Queyras ; √† 15 minutes, panorama sur Fort Queyras.
  • Sommet Bucher (Bucher parce qu'on faisait l√† des feux pour annoncer l'ennemi) : le sentier monte √† travers bois pour atteindre, en 2h le sommet (2254 m) o√Ļ est install√© un relais de t√©l√©vision. Cette route a √©t√© ouverte en 1892 par les militaires du g√©n√©ral Baron-Berge.

Promenades à partir de Villevieille

  • Le sentier botanique dit sentier des astragales et la "pierre Fiche" (celto-ligure ?).
  • Les "demoiselles coiff√©es" de Villevieille vers Molines (voir photo p 12).
A voir (haut page):

  • Fort Queyras se visite en √©t√© de juin √† septembre.
  • L'exposition g√©ologique : "les frissons de la terre" dans la crypte du ch√Ęteau
  • L'√©glise de Villevieille (de la fin du XV√®me si√®cle)
  • La salle commune o√Ļ se trouve l'armoire des escartons aux huit clefs fabrique√© en 1773 par Sibille √† St V√©ran.
  • La maison de l'artisanat √† Villevieille
Prats-Hauts:

Office de tourisme 04 92 46 86 89

Son histoire (Ch√Ęteau - VilleVieille) :

Altitude 1349 m√®tres. La population, de 1378 habitants en 1831, est aujourd'hui de 272. Cette commune regroupe deux villages principaux : Ch√Ęteau-Queyras √† l'Ouest, domin√© par son fort, Villevieille √† l'Est. Et quatre hameaux sur les hauteurs: Montbardon (Mont Bardo en 1 311, "site de hauteur", comme Bardonnechia) en aval, Souliers (vient de Solers 1260 ; expos√© au soleil), les Prats et Meyri√®s (Meyariis 1339 ; du latin migrare et du proven√ßal meira = changer de lieu: chalets habit√©s seulement √† certaines p√©riodes de l'ann√©e).

Villevieille, du nom romain de Villa √† l'intersection de deux vall√©es, se ressent encore des inondations catastrophiques de 1957 o√Ļ le le Guil et l'Aigue Blanche sont brutalement sortis de leur lit.

A la diff√©rence de Mont-Dauphin qui a une date certaine (1692), Fort Queyras remonte √† des temps tr√®s anciens. On pense qu'existait, sur ce verrou glaciaire, un ch√Ęteau construit au XI√®me et XII√®me si√®cles contre les pillards de Provence. On le cite dans des textes, vers 1343, au moment o√Ļ se d√©cidait la R√©publique des Escartons. Lorsque, au XIV√®me si√®cle, le Dauphin√© fut absorb√© par le Royaume de France, le fort devait d√©fendre les fronti√®res de l'Est. A partir de 1550, le protestantisme gagne le Queyras et s'ouvre alors un si√®cle de guerres internes.

1574 : Le Queyras est envahi par les r√©form√©s. Le monast√®re situ√© pr√®s du cimeti√®re, en contre bas du ch√Ęteau, est pill√© et br√Ľl√©.
1587 : Lesdiguières, avec une troupe de huguenots, s'empare du Queyras.
1598 : L'Edit de Nantes : le calme revient dans un pays aux 2/3 protestant.
1685 : Révocation de l'Edit de Nantes : les troubles reprennent.
1691 : Invasion des savoyards et huguenots.
1692 : Reprise par Catinat : reconversions partielles au catholicisme: incendies.
1700 : Vauban demande que l'on consolide le fort (garnison de 200 hommes et 6 officiers).
1703 et 1744 : Razzias huguenotes. Le pays se calme au XVIIIème siècle.
1799 : le fort est, un moment, menacé.
1818 : le fort est le lieu d'un fait divers : un beau crime passionnel. Puis le fort, présentant de moins en moins d'intérêt, voit, tout autour de lui, les routes s'ouvrir.
Depuis 1880, des "chasseurs alpins" y logent.
En 1914, le fort est vidé, puis un peu conforté En 1922 et l932. Les hostilités de 1940-45 ne le touchent pas.
En 1960, la décision est prise de le mettre en vente, ce qui est réalisé en 1967. Fort Queyras, maintenant propriété privée, est ouvert à la visite et à des expositions.

Les fêtes (VilleVieille) (haut page):

  • 29 juin: St Pierre √† Souliers.
  • 15 juillet: St Jacques √† Meyri√®s.
  • 19 juillet: St Ars√®ne √† Montbardon (f√™te du pain).
  • 15 ao√Ľt: f√™te patronale √† Ch√Ęteau-Queyras, feu d'artifice.
  • 21 septembre: foire agricole de la St Mathieu.
  • Fin novembre: f√™te de St Andr√© √† Villevieille.
Bibliographie (VilleVieille) (haut page):

  • "Fort Oueyras", A. et O. Golaz, soci√©t√© d'√©tudes des Hautes-Alpes, Gap 1966.
  • Guide du sentier des Astragales par le parc naturel du Queyras 1988
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (VilleVieille) (haut page):

Quelques promenades √† partir de Ch√Ęteau

  • de Ch√Ęteau vers Meyri√®s puis vers le col de P√©as par le GR 58 (2h30 √† 3h); non loin, une mine d'amiante.
  • de Ch√Ęteau vers le hameau de Montbardon par la route foresti√®re (environ 1h).
  • au d√©part de Souliers, d'un pas tranquille et sans grande d√©nivellation, le lac de Roue (30 mn) ; l'une des plus belles for√™ts de m√©l√®zes du Queyras ; √† 15 minutes, panorama sur Fort Queyras.
  • Sommet Bucher (Bucher parce qu'on faisait l√† des feux pour annoncer l'ennemi) : le sentier monte √† travers bois pour atteindre, en 2h le sommet (2254 m) o√Ļ est install√© un relais de t√©l√©vision. Cette route a √©t√© ouverte en 1892 par les militaires du g√©n√©ral Baron-Berge.

Promenades à partir de Villevieille

  • Le sentier botanique dit sentier des astragales et la "pierre Fiche" (celto-ligure ?).
  • Les "demoiselles coiff√©es" de Villevieille vers Molines (voir photo p 12).
A voir (VilleVieille) (haut page):

  • Fort Queyras se visite en √©t√© de juin √† septembre.
  • L'exposition g√©ologique : "les frissons de la terre" dans la crypte du ch√Ęteau
  • L'√©glise de Villevieille (de la fin du XV√®me si√®cle)
  • La salle commune o√Ļ se trouve l'armoire des escartons aux huit clefs fabrique√© en 1773 par Sibille √† St V√©ran.
  • La maison de l'artisanat √† Villevieille
Ristolas:

Office de tourisme 04 92 46 72 26

 

Son histoire (Ristolas) :

Ristolas est la dernière commune de la vallée du Guil : c'est la plus étendue et la moins peuplée des communes du Queyras.
Altitude 1595 mètres. L'origine du nom (Ristolacciis 1260 et Restolacium 1475) est incertaine : certains penchent pour "Restols" (chaume en provençal), d'autres préfèrent "Rivus tollens" (ruisseau destructeur).


Sa population était de près de 900 habitants à la fin du XVIIIème siècle, (875 en 1763) et de 643 en 1831. Elle est aujourd'hui de 82 (2002).
Ristolas a été plusieurs fois dévastée par les guerres. Incendiée en 1940, elle fut détruite en 1944. L'aide de l'Etat à la reconstruction aboutit aux grandes fermes que l'on voit aujourd'hui. (voir photo p 76)


Le village a été dévasté en 1957 par l'inondation du Segure.
Ristolas vit aujourd'hui à l'heure du tourisme dont les colonies de vacances sont l'essentiel. C'est aussi un lieu de recherche sur le tétraslyre.

 

Les fêtes (Ristolas) (haut page):

  • Festival de musique fin Juillet
Bibliographie (Ristolas) (haut page):

  • Sentier √©cologique du Pr√© Michel ed. parc du Queyras 1990
  • Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Ristolas) (haut page):

  • La Monta, 1260 qui vient du proven√ßal mountado=mont√©e) o√Ļ se trouve un g√ģte qui accueille de nombreux randonneurs, et son √©glise.
  • L'Echalp, dernier hameau de la vall√©e, avec ses ruines, victime d'une avalanche en 1948.
  • La Roche √©croul√©e (√©cole d'escalade).
  • Le belv√©d√®re du Mont Viso, o√Ļ s'arr√™te, √† la "Roche √©croul√©e", la route carrossable, est une √©tape vers le Mont Viso, gloire des Alpes (3841m). Il faut se donner 2 ou 3 jours pour en faire le tour.
  • Le refuge du Viso (2460 m) √† 1h30 du Belv√©d√®re.
  • Le pic de S√©gure (2990 m) √† 5h les lacs Egorgeou (2 400 m) et For√©ant 2 600 m.
  • Le col de la croix (2299 m) au d√©part du g√ģte de la Monta (2h30) puis refuge Jervis (en Italie) 45mn apr√®s le col. Sous le col, un projet routier qui a faillit se r√©aliser en 1912, 1922 et 1934 .
  • Le col de la Traversette (2914m) marqu√© par un autre projet, r√©alis√©, celui l√† en 1 480, par le Marquis de Saluce: un tunnel qui devait servir pour les exportations de sel... Servit-t-il √† faire passer l'artillerie de Fran√ßois 1er ? En tout cas, il fut pratiquement abandonn√© en 1601. Sera-t-il, comme il en est question, reconstruit sur des cr√©dits europ√©ens ?
A voir (Ristolas) (haut page):

  • L'√©glise (1745) remani√©e.
  • Le monument en l'honneur de l'arriv√©e de l'√©lectricit√© en 1907 (apr√®s Abri√®s qui √©tait en France parmi les premi√®res communes rurales √† la recevoir).

 

Souliers:

Office de tourisme 04 92 46 75 76

Son histoire (Arvieux) :

Altitude 1551 m√®tres. L'origine de son nom est, en latin, Arvium (labour, champ); en 1260, Arv√©olo. Situ√©e au Nord de la vall√©e du Guil sur un affluent, la Rivi√®re, Arvieux est reli√©e, l'√©t√©, au brian√ßonnais par le col de l'lzoard dont la route a √©t√© construite en 1893 par les chasseurs alpins de Ch√Ęteau-Queyras.

Arvieux a une population croissante au cours des XVII√®me et XVIII√®me si√®cles pour aboutir √† un maximum en 1841: 1004 habitants. Puis, comme partout, c'est le d√©clin: 554 habitants en 1931, 412 en 1968 et 324 en 1975. Il est enray√© en 1990 : 338, 2002 351.Mais le temps n'a pas √©t√© lin√©aire; les vicissitudes ont √©t√© nombreuses au cours des si√®cles : en 1630, c'est la peste qui tue les 2/3 de la population; en 1638, c'est un incendie qui br√Ľle toute "la ville". Les guerres de religion n'ont pas √©pargn√© ce village, tr√®s marqu√© par les Vaudois, puis par le protestantisme. Apr√®s la r√©vocation de l'Edit de Nantes (1685), plus d'un tiers de la population √©migre en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Prusse.

La population s'est toujours serrée les coudes dans l'adversité ; la communauté d'Arvieux, peut-être plus que d'autres en Queyras, est solidaire : la première fauche était destinée aux veuves et aux orphelins ; ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

C'est aussi le lieu o√Ļ les superstitions, rites et coutumes ont surv√©cu le plus longtemps ; une tradition curieuse divisait les habitants en deux castes: les gens de la "Belle", le "dessus du panier" (en l928, le quart de la population) et les gens du "Renom". Cette distribution, (qui ne divisait pas protestants et catholiques), remonterait aux fronti√®res entre Lombards et Sarrazins. Il √©tait difficile de se marier entre "nobles" et "vilains". Mais autre hypoth√®se ; un homme d'Arvieux est all√© chercher femme √† Ristolas, belle mais boiteuse. Ils eurent 5 filles qui connurent un bonheur si parfait qu'il fit croire √† l'œuvre du diable. La caste du "Renom" √©tait n√©e. Les sorciers ont aussi eu, ici, la vie dure. Plusieurs sorci√®res ont √©t√© br√Ľl√©es au XV√®me si√®cle.

Arvieux, dans le Val d'Azur, est composée de 13 hameaux ; parmi ceux ci, en partant du Guil : les Moulins, Villargaudin (du germanique gaud = forêt) sur les hauteurs ; à gauche, le Pasquier, les Maisons (à l'écart de la route, à droite), Arvieux, le Coin, la Chalp (très modifiés par le tourisme et l'immobilier) et Brunissard, sans doute le mieux conservé, et le dernier lieu habité (1785 m) avant l'Izoard.

Et à l'écart, dans les gorges du Guil, le Veyer (Viarius, Veyarium, 1290, près de la route) dominé par les Escoyères, qui fut, sans doute, l'un des premiers hameaux habités du Queyras.

Les fêtes (Arvieux) (haut page):

  • 1er dimanche d'avril : le grand Beal une des grandes courses de ski alpinisme
  • 1er dimanche de juillet : f√™te de Clapeyto
  • 25 juillet : f√™te de la Saint Jacques √† Villargaudin.
  • ao√Ľt : f√™te des potiers.
  • 10 ao√Ľt : f√™te de la Saint Laurent.
  • 1er dimanche apr√®s le 15 ao√Ľt : f√™te √† Furfande (le dimanche "du milieu de l'√©t√©").
Bibliographie (Arvieux) (haut page):

  • "Les Escoy√®res en Queyras", Dr J.A. Chabrand, bulletin du Dauphin√© 1 881.
  • "Au pays de la Belle", coutumes, chansons, l√©gendes d'Arvieux, Andr√© Bourgue imp. Mistral, Cavaillon 1 968.
  • "Les coutumes d'Arvieux", Paul Guillemin, Lyon 1 880.
  • "Lou Bazan", magazine local. Arvieux est la seule commune au Queyras √† sortir un journal 2 ou 3 fois l'an.
  • "Respirez Randos. Ballade dans le Val d'Arvieux" Ed. Alain Blanc 1991
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Arvieux) (haut page):

  • par le GR 58 vers le col Furfande (2501 m) et ses chalets tr√®s int√©ressants √† partir de Brunissard.
  • par la route, le col de l'Izoard et la Casse d√©serte ; et √† l'Est, le lac de Souliers.
  • par le GR 5, le col des Ayes (2480 m) et, un peu avant, les chalets de l'Eychaillon et ceux de Clapeyto.
  • au col, un relais cyclotouriste et une petite exposition sur le Tour de France (qui est pass√© pour la premi√®re fois ici en 1922).
A voir (Arvieux) (haut page):

  • L'√©glise du XVI√®me si√®cle, mutil√©e pendant les guerres de religion, refaite au XVII√®me si√®cle. (1685)
  • Le four banal de Villargaudin, les fontaines publiques, les cadrans solaires.
  • L'architecture des maisons √† arcades, originale et unique dans le Queyras : il en reste 4 ou 5 exemplaires bien conserv√©s. Probablement l'œuvre de ma√ßons italiens.
  • Les jouets du Queyras √† la Chalp d'Arvieux.
  • Fromagerie d'Arvieux : cette commune a une agriculture bien vivante et une production laiti√®re importante.
  • L'√©comus√©e du moulin.

La tradition se perpétue: en 1994 a été construit, à la Chalp un nouveau campanile. Il y a aussi celui de Brunissard, de 11 m de haut ou "clocher du procureur". Sa cloche alertait les habitants des dangers, sonnait les réunions municipales et appelait aux corvées.

St Véran:

Office de promotion du Queyras (Saint Veran)    04 92 45 82 21 

Festi'Saint-Véran : site de l'association des habitants de Saint Véran (Actualités, animations, hébergements) 04 92 51 04 23

 

 

Son histoire (St Véran) :

A 2040 m√®tres, Saint V√©ran est la plus haute commune d'Europe. Elle tient son nom de V√©ran, ermite devenu archev√™que de Cavaillon qui, au VI√®me si√®cle, r√©ussit l√† o√Ļ des dizaines de guerriers avaient √©chou√© en perdant la vie dans la gueule d'un terrible dragon. Il l'empoisonna et, celui-ci hurlant de douleur depuis le Vaucluse, se tra√ģna dit-on, sanglant, le long de la Durance et vint mourir dans l'Aigue Blanche. Les bergers transhumants de Provence vinrent annoncer la nouvelle comme dans les six autres villages travers√©s par ce dragon bless√© qui, tous, re√ßurent le nom de Saint V√©ran.

275 habitants peuplent aujourd'hui (2002) ce village qui en connut 870 à son maximum, semble-t-il en 1886. Les bêtes sont plus nombreuses que les hommes : 70 bovins (500 autrefois) et 200 bovins transhumants ; 500 ovins et 2500 ovins transhumants l'été.

Le village, en entier sur la pente de schiste, se traverse d'abord dans ses hameaux de la Chalp (1774 m.) et du Raux (1930 m.). Le hameau principal le Travers se visite à pied (la circulation interne est réglementée).

Les quartiers, autrefois isol√©s, sont encore identifiables. On avait tenu √† leur s√©paration contre les risques d'incendie (en 1526, le Travers aurait enti√®rement br√Ľl√©, ainsi que le Raux en 1882). Ces quartiers sont, Peyrebelle (avec le temple), le Villard, plus √† l'Est, la Ville (avec l'√©glise), le Ch√Ętelet, les Forannes ; chacun avait sa fontaine, son four √† pain.

Les maisons de bois constituent un vrai musée de maisons, même si elles ont été modifiées, ici et là, pour le tourisme. Au dessus des portes, le nom du propriétaire, en initiales (EMFE = Etienne Marrou fils d'Etienne, par exemple) précédées parfois de W (longue vie à), avec la date de construction ou de réparation. La plupart sont postérieures à 1750. On trouve sur certaines le calendrier révolutionnaire.

Le premier h√ītel (Beauregard) date de 1934 ; le premier t√©l√©ski, de 1936 ; le village peut aujourd'hui accueillir, en h√ītels et g√ģtes, 1400 personnes. "Montjoie", construit en 1937 par l'architecte Couelle, et remont√©, chevill√© avec d'anciennes poutres, devait donner le d√©part, √† une "haute route des neiges".

 


Les fêtes (St Véran) (haut page):

  • 16 juillet et 8 septembre : p√®lerinage √† la chapelle de Clausis (depuis 1846).
  • Festival d'astronomie au mois de mai.
Bibliographie (St Véran) (haut page):

  • Le village de Saint-V√©ran, monographie d'une commune de haute montagne. Paris, 1910, 12 p.
  • "Monographie de St-V√©ran", Abb√© Berge, 1928, Laffitte reprints 1980.
  • "St-V√©ran", Andr√©e Lantier, ed. Serre 1983
  • "Une m√©moire de Saint V√©ran", Claude Arnaud, Le monde alpin et rhodanien 1983.
  • Pierres sculpt√©es √† St-V√©ran. Andr√©e Lantier, √©d. Bilboquet 1993
  • "St-V√©ran, zone de protection du patrimoine architectural et urbain", Claude Perrot - ed. Elisud 1991.
  • Etude de d√©mographie historique : Saint-V√©ran-en-Queyras, Martine Espagnet, (1713-1815), M√©moire de ma√ģtrise, Paris, 1976.
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (St Véran) (haut page):

Le site de St-Véran, comme celui de Ristolas, est propice à des promenades de montagne, vers l'Italie.

  • La montagne de Beauregard, au dessus du village (1h30), la cr√™te de Ch√Ęteaurenard (2990 m) et l'observatoire (3 h) par la route de Clausis (embranchement √† gauche) : on admirera le canal d'irrigation √† flanc de montagne (de 11 km de long).
  • La Croix, sommet √† 2301 m√®tres (1h30) qui permet, de l'autre c√īt√© de l'Aigue blanche, de bien voir St-V√©ran, ses maisons, bien align√©es.
  • La Chapelle de Clausis (2399 m√®tres) construite en 1847 (2 h) et le lac d'Emblanche (encore 30') au pied des grands sommets et des cols (Chamoussi√®re 2884 m√®tres, vers la vall√©e d'Agnel; les cols de St-V√©ran (2884 m√®tres) et du Blanchet (2897 m√®tres) vers l'Italie ; le col de la Noire (2955 m), vers la Haute Ubaye. On passera, un peu avant Clausis, par la mine de cuivre exploit√©e d√©j√† par les romains (Voir p53 et 54)
A voir (St Véran) (haut page):

Pour bien visiter Saint-Véran un dépliant est en vente.

  • Le temple, 1804 (ne se visite pas). (En 1861, 120 protestants, 780 catholiques).
  • L'√©glise dont le porche, refait en 1957, comporte deux colonnes sur des lions. D√©truite pendant les guerres de religion, elle fut reconstruite entre 1645 et 1683. Le r√©table a √©t√© r√©alis√© par deux artisans italiens en 1684. En 1956, autour de leur cur√©, les habitants sculpt√®rent des statues et un chemin de croix en bois.
  • Les fontaines en bois √† chaque quartier, les cadrans solaires.
  • Les croix de mission avec tous les instruments de la Passion construites apr√®s 1900. (voir photo p.67).
  • Mus√©e de St-V√©ran √† l'Ouest du village dans la plus ancienne maison de St-V√©ran.. Deux outils nouveaux pour une bonne compr√©hension de St-V√©ran : un d√©pliant de visite pas √† pas, en boucle compl√®te et un mus√©e ouvert en 1994 dans le quartier des Forannes √† l'Ouest du village.
Un petit complément sur les randonnées de proximité autour de St Véran:
Valpreveyre:

Office de tourisme 04 92 46 72 26

Son histoire (Abries) :

Altitude : 1550 mètres. Abriès doit peut-être son nom à "ad Bricos" (près des "brics" = sommets), c'est à dire à sa situation au pied du Bric Froid (3302 m.), du Bric Bouchet (3216 m.)... Le nom s'est transformé en Abrii (1110), Abrici, puis Abriès. L'origine peut aussi venir du nom latin "apricus": exposé au soleil; en provençal: "abria": abriter. Le village a aujourd'hui près de 276 habitants (2002). Il en avait près de 1900 à son maximum en 1831.

Au confluent du Guil et du Bouchet, centre d'√©change avec le Pi√©mont et grand centre de foire : c'√©tait l'√©poque o√Ļ les gorges du Guil vers Guillestre formaient une barri√®re et o√Ļ le commerce √† dos de mulet franchissait les Alpes vers le Pi√©mont. Les Queyrassins apportaient √† Abri√®s, b√©tail, fromage, laines et objets, les Pi√©montais, le riz, les p√Ętes, les fruits et les l√©gumes. En 1257 Abri√®s devint une "ville de march√©" sorte de "ville franche". En 1609, une grande halle fut construite. Abri√®s fut prosp√®re. (jusqu'en 1 856 date de l'ouverture de la route vers Guillestre).

Elle a été souvent victime des inondations (en 1948, 1957) ; la plus grave : 1733 dont on conserve la mémoire : procession et inscription sur un mur de protection :

"Si mon pied ne s'ébranle pas Ma tête ne craint pas J'ai quatre toises sous moy (1 toise = 2 métiers) Je me moque de toi." (Le Bouchet)

Entre l'eau et le feu, les "abria√Įres" (nom en patois des habitants) ont eu du cran de s'accrocher l√†. Avalanches de 1706 emportant... 71 maisons ; incendies, dont le dernier en 1921. Mais pires √©taient les guerres ; lieu de passage, Abri√®s a √©t√© ouvert aux envahisseurs. En 1690, les alli√©s "savoyards" et huguenots br√Ľlent Abri√®s et Ristolas. Plus pr√®s de nous, premi√®re √©vacuation en 1940, puis arriv√©e des troupes italiennes qui occupent Le Roux; les paysans traversent avec un laissez-passer pour travailler leurs terres. C'est l'√©t√©. Mais le conflit s'envenime. Abri√®s tient. Les italiens laissent dans la vall√©e pr√®s de 500 morts et plus de 1000 bless√©s.


Les batteries du Bouchet ont arrosé le secteur... La Libération épargnera-t-elle Abriès ? Non ! Les allemands tiennent durement. Puis ce sont les Tabors marocains qui arrivent avec, à leur tête, le colonel Colbert De Turgis (tué peu après à Abriès). Un coup de main allemand prend les troupes par surprise. Le lendemain, 13 septembre, les allemands anéantissent par le feu Le Roux et 160 maisons sur 220 d'Abriès ; ils resteront sur les hauteurs jusqu'en avril 1945. Abriès sera citée à l'ordre du corps d'Ar mée, puis reconstruite avec l'aide de l'Etat, selon un nouveau plan, avec de grosses fermes.

Serait-ce le découragement ? Entre 1953 et 1965, on ne célèbre plus que 2 mariages et la population chute à moins de 200 habitants !

La vie reprend cependant le dessus dans ce pays courageux, qui a toujours innov√©: en 1897, il avait construit le premier h√ītel de la r√©gion (45 chambres) ; cette ann√©e l√†, il avait √©t√© la premi√®re commune rurale desservie en √©lectricit√©. En 1911, le car avait remplac√© la diligence. En 1930-31, le ski fait son apparition ; les touristes anglais arrivent.

En 1945, un camion relaie les 10 mulets qui d√©blayaient encore la route du Roux avec un chasse-neige en bois (en 1930, il y avait alors 50 b√™tes de b√Ęt). En 1951, c'est la premi√®re motofaucheuse. Puis l'adduction d'eau: finies les corv√©es d'eaux √† deux, avec des seaux de bois de 20 litres. En 1960 c'est le premier t√©l√©ski financ√© par les habitants.

Les fêtes (Abries) (haut page):

  • 2√®me dimanche de janvier : arriv√©e de la "Travers√©e du Queyras" √† ski.
  • Dernier dimanche de janvier : d√©part de la V.O. "Foul√©e √† ski".
  • Vers le 20 mai: la St Bernardin, qui c√©l√®bre encore les inondations de... 1733.
  • 29 juin: f√™te de St Pierre, √† Abri√®s.
  • Fin juillet festival de musique.
  • 22 ao√Ľt: f√™te de St Roch, √† Valpreveyre.
  • 24 juin: f√™te de St Jean Baptiste, au Roux.
  • March√© le vendredi.
  • Carnaval en F√©vrier
  • Course pedestre transfontali√®re une ann√©e sur deux en septembre.
Bibliographie (Abries) (haut page):

  • "Abri√®s mon village natal", Jean No√ęl Bourcier, Gap 1983
  • "Les pierres √©crites : circuit de d√©couverte du village d'Abri√®s", parc naturel du Queyras.
    1993, 31 p".
  • "La guerre mondiale dans les Hautes Alpes et l'Ubaye", Henri Renaud (Et des Htes Alpes 1990).
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Abries) (haut page):

  • Le GR 58 vers la collette de Jilly (2355 m) et en boucle avec 6 heures de marche, passe par des pelouses fleuries.
  • Hameau de Valpreveyre (1850 m) √† 30 minutes √† pied du Bric Bouchet (2997 m).
  • Le tour du Bric Bouchet pour marcheurs, cavaliers, VTT et skieurs, facilit√© par un remarquable guide franco-italien.
  • La Montette (1921 m) (30 min) sur les pentes du Bric Froid (3302 m).
A voir (Abries) (haut page):

  • A Abri√®s, son √©glise et son porche, autrefois avec 2 colonnes sur des lions (comme √† Guillestre et St V√©ran) emport√©es en 1733 (seuls les lions furent retrouv√©s dans le Guil).
  • Le Roux d'Abri√®s (incendi√© en 1944) et le hameau de Pra Roubaud. Pr√®s du cimeti√®re, sur une pierre, on trouve l'inscription le long d'un passage conduisant √† '√©glise, qui rappelle la digue construite contre les inondations. L'ancienne halle du march√© (1609) ; Et les nombreuses pierres √©crites dont la plus ancienne date de 1546 (fin du r√®gne de Fran√ßois Ier) ; L'√©glise ; Visites guid√©es du village.
  • Valpreveyre (1847 m.). Du proven√ßal veyre = inculte, d√©sol√©. En 1691, ses 40 maisons ont √©t√© d√©truites; sa chapelle (St Roch), reconstruite en 1712. On y remarque le chœur semi-circulaire. l'autel en pl√Ętre, huit chandeliers XVIII√®me et une statue dor√©e. Une autre chapelle, d√©di√©e √† St Bernardin de Sienne, a √©t√© b√©nie en 1774, apr√®s les inondations de 1728 et 1733.

Vars:

Office de tourisme 04.92.46.51.31

 

Son histoire (Vars) :

Vars a été, après 1945, l'un des premiers villages de la région à voir son destin modifié par le ski de station (conçu en 1937 et lancé dès 1960).

Entre 1968 et 1982, Vars a plus que doublé sa population. Il y a en 1995 ( 950 habitants et 2265 résidences secondaires.

Ses quatres hameaux: Saint Marcellin, Sainte Catherine et, le plus récent, les Claux, échelonnés entre 1600 et 1850 mètres accueillent chaque année plus de 15000 touristes hébergés. Les pistes (120 km) sont belles et relièes avec Risoul offran 6000 hectares de domaine skiable.

Dès 1957, Vars créait une réserve de nature au Val d'Escreins sur les 2/3 de son térritoire, rattaché, depuis, au parc naturel du Queyras. La reserve est ouverte au public (l'ét 30000 visiteurs). Parking payant, guides botaniques.

D√®s le XI√®me si√®cle, la route de Vars √©tait fr√©quent√©e et, autour d'un ch√Ęteau fort (au dessus de St-Marcellin les villages se d√©velopp√®rent.

  • 1515 : Fran√ßois 1er fait passer son arm√©e √† Vars et au col de Larche.
  • 1591: Lesdigui√®res, chef des protestants du Dauphin√©, bat √† Vars le Duc de Savoie. Les protestants s'y installent mais, apr√®s la r√©vocation de l'Edit de Nantes (1685), c'est √† nouveau la pers√©cution (d'ou le nom des Claux: "claustr√©s" et des Escondus: bois des cach√©s.
  • 1744: Les arm√©es espagnoles, alli√®es des fran√ßais, passent (et ravagent) la vall√©e.
  • 1831: 1016 habitants
  • 1958 220 habitants, 7 enfants scolaris√©s.
  • 1982 917 habitants, 100 enfants scolaris√©s.
Les fêtes (Vars) (haut page):

  • Juillet : P√©lerinage √† la Font-Sancte.
  • Juillet: Les "6 jours cyclotouriste de Vars".
  • 12 Ao√Ľt : "f√™te de vars au fil du temps"
  • A l'automne: f√™tes des hameaux Ste Catherine, St Marcelin.
Bibliographie (Vars) (haut page):

Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (Vars) (haut page):

A voir (Vars) (haut page):

  • L'√©glise de Vars L'√©glise de St Marcellin, construite en 1730, avec ses lions (comme √† Guillestre, Abri√®s, St V√©ran).
  • Le centre oecum√©nique contemporain (1967)
  • Mus√©e exposition permanante de peintures contemporaines √† cot√© de la mairie

 

Villargaudin:

Office de tourisme 04 92 46 86 89

Son histoire (Ch√Ęteau - VilleVieille) :

Altitude 1349 m√®tres. La population, de 1378 habitants en 1831, est aujourd'hui de 272. Cette commune regroupe deux villages principaux : Ch√Ęteau-Queyras √† l'Ouest, domin√© par son fort, Villevieille √† l'Est. Et quatre hameaux sur les hauteurs: Montbardon (Mont Bardo en 1 311, "site de hauteur", comme Bardonnechia) en aval, Souliers (vient de Solers 1260 ; expos√© au soleil), les Prats et Meyri√®s (Meyariis 1339 ; du latin migrare et du proven√ßal meira = changer de lieu: chalets habit√©s seulement √† certaines p√©riodes de l'ann√©e).

Villevieille, du nom romain de Villa √† l'intersection de deux vall√©es, se ressent encore des inondations catastrophiques de 1957 o√Ļ le le Guil et l'Aigue Blanche sont brutalement sortis de leur lit.

A la diff√©rence de Mont-Dauphin qui a une date certaine (1692), Fort Queyras remonte √† des temps tr√®s anciens. On pense qu'existait, sur ce verrou glaciaire, un ch√Ęteau construit au XI√®me et XII√®me si√®cles contre les pillards de Provence. On le cite dans des textes, vers 1343, au moment o√Ļ se d√©cidait la R√©publique des Escartons. Lorsque, au XIV√®me si√®cle, le Dauphin√© fut absorb√© par le Royaume de France, le fort devait d√©fendre les fronti√®res de l'Est. A partir de 1550, le protestantisme gagne le Queyras et s'ouvre alors un si√®cle de guerres internes.

1574 : Le Queyras est envahi par les r√©form√©s. Le monast√®re situ√© pr√®s du cimeti√®re, en contre bas du ch√Ęteau, est pill√© et br√Ľl√©.
1587 : Lesdiguières, avec une troupe de huguenots, s'empare du Queyras.
1598 : L'Edit de Nantes : le calme revient dans un pays aux 2/3 protestant.
1685 : Révocation de l'Edit de Nantes : les troubles reprennent.
1691 : Invasion des savoyards et huguenots.
1692 : Reprise par Catinat : reconversions partielles au catholicisme: incendies.
1700 : Vauban demande que l'on consolide le fort (garnison de 200 hommes et 6 officiers).
1703 et 1744 : Razzias huguenotes. Le pays se calme au XVIIIème siècle.
1799 : le fort est, un moment, menacé.
1818 : le fort est le lieu d'un fait divers : un beau crime passionnel. Puis le fort, présentant de moins en moins d'intérêt, voit, tout autour de lui, les routes s'ouvrir.
Depuis 1880, des "chasseurs alpins" y logent.
En 1914, le fort est vidé, puis un peu conforté En 1922 et l932. Les hostilités de 1940-45 ne le touchent pas.
En 1960, la décision est prise de le mettre en vente, ce qui est réalisé en 1967. Fort Queyras, maintenant propriété privée, est ouvert à la visite et à des expositions.

Les fêtes (VilleVieille) (haut page):

  • 29 juin: St Pierre √† Souliers.
  • 15 juillet: St Jacques √† Meyri√®s.
  • 19 juillet: St Ars√®ne √† Montbardon (f√™te du pain).
  • 15 ao√Ľt: f√™te patronale √† Ch√Ęteau-Queyras, feu d'artifice.
  • 21 septembre: foire agricole de la St Mathieu.
  • Fin novembre: f√™te de St Andr√© √† Villevieille.
Bibliographie (VilleVieille) (haut page):

  • "Fort Oueyras", A. et O. Golaz, soci√©t√© d'√©tudes des Hautes-Alpes, Gap 1966.
  • Guide du sentier des Astragales par le parc naturel du Queyras 1988
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (VilleVieille) (haut page):

Quelques promenades √† partir de Ch√Ęteau

  • de Ch√Ęteau vers Meyri√®s puis vers le col de P√©as par le GR 58 (2h30 √† 3h); non loin, une mine d'amiante.
  • de Ch√Ęteau vers le hameau de Montbardon par la route foresti√®re (environ 1h).
  • au d√©part de Souliers, d'un pas tranquille et sans grande d√©nivellation, le lac de Roue (30 mn) ; l'une des plus belles for√™ts de m√©l√®zes du Queyras ; √† 15 minutes, panorama sur Fort Queyras.
  • Sommet Bucher (Bucher parce qu'on faisait l√† des feux pour annoncer l'ennemi) : le sentier monte √† travers bois pour atteindre, en 2h le sommet (2254 m) o√Ļ est install√© un relais de t√©l√©vision. Cette route a √©t√© ouverte en 1892 par les militaires du g√©n√©ral Baron-Berge.

Promenades à partir de Villevieille

  • Le sentier botanique dit sentier des astragales et la "pierre Fiche" (celto-ligure ?).
  • Les "demoiselles coiff√©es" de Villevieille vers Molines (voir photo p 12).
A voir (VilleVieille) (haut page):

  • Fort Queyras se visite en √©t√© de juin √† septembre.
  • L'exposition g√©ologique : "les frissons de la terre" dans la crypte du ch√Ęteau
  • L'√©glise de Villevieille (de la fin du XV√®me si√®cle)
  • La salle commune o√Ļ se trouve l'armoire des escartons aux huit clefs fabrique√© en 1773 par Sibille √† St V√©ran.
  • La maison de l'artisanat √† Villevieille
VilleVieille:

Office de tourisme 04 92 46 86 89

 

Son histoire (Ch√Ęteau - VilleVieille) :

Altitude 1349 m√®tres. La population, de 1378 habitants en 1831, est aujourd'hui de 272. Cette commune regroupe deux villages principaux : Ch√Ęteau-Queyras √† l'Ouest, domin√© par son fort, Villevieille √† l'Est. Et quatre hameaux sur les hauteurs: Montbardon (Mont Bardo en 1 311, "site de hauteur", comme Bardonnechia) en aval, Souliers (vient de Solers 1260 ; expos√© au soleil), les Prats et Meyri√®s (Meyariis 1339 ; du latin migrare et du proven√ßal meira = changer de lieu: chalets habit√©s seulement √† certaines p√©riodes de l'ann√©e).

 

Villevieille, du nom romain de Villa √† l'intersection de deux vall√©es, se ressent encore des inondations catastrophiques de 1957 o√Ļ le le Guil et l'Aigue Blanche sont brutalement sortis de leur lit.

 

A la diff√©rence de Mont-Dauphin qui a une date certaine (1692), Fort Queyras remonte √† des temps tr√®s anciens. On pense qu'existait, sur ce verrou glaciaire, un ch√Ęteau construit au XI√®me et XII√®me si√®cles contre les pillards de Provence. On le cite dans des textes, vers 1343, au moment o√Ļ se d√©cidait la R√©publique des Escartons. Lorsque, au XIV√®me si√®cle, le Dauphin√© fut absorb√© par le Royaume de France, le fort devait d√©fendre les fronti√®res de l'Est. A partir de 1550, le protestantisme gagne le Queyras et s'ouvre alors un si√®cle de guerres internes.

1574 : Le Queyras est envahi par les r√©form√©s. Le monast√®re situ√© pr√®s du cimeti√®re, en contre bas du ch√Ęteau, est pill√© et br√Ľl√©.
1587 : Lesdiguières, avec une troupe de huguenots, s'empare du Queyras.
1598 : L'Edit de Nantes : le calme revient dans un pays aux 2/3 protestant.
1685 : Révocation de l'Edit de Nantes : les troubles reprennent.
1691 : Invasion des savoyards et huguenots.
1692 : Reprise par Catinat : reconversions partielles au catholicisme: incendies.
1700 : Vauban demande que l'on consolide le fort (garnison de 200 hommes et 6 officiers).
1703 et 1744 : Razzias huguenotes. Le pays se calme au XVIIIème siècle.
1799 : le fort est, un moment, menacé.
1818 : le fort est le lieu d'un fait divers : un beau crime passionnel. Puis le fort, présentant de moins en moins d'intérêt, voit, tout autour de lui, les routes s'ouvrir.
Depuis 1880, des "chasseurs alpins" y logent.
En 1914, le fort est vidé, puis un peu conforté En 1922 et l932. Les hostilités de 1940-45 ne le touchent pas.
En 1960, la décision est prise de le mettre en vente, ce qui est réalisé en 1967. Fort Queyras, maintenant propriété privée, est ouvert à la visite et à des expositions.

 

Les fêtes (VilleVieille) (haut page):

  • 29 juin: St Pierre √† Souliers.
  • 15 juillet: St Jacques √† Meyri√®s.
  • 19 juillet: St Ars√®ne √† Montbardon (f√™te du pain).
  • 15 ao√Ľt: f√™te patronale √† Ch√Ęteau-Queyras, feu d'artifice.
  • 21 septembre: foire agricole de la St Mathieu.
  • Fin novembre: f√™te de St Andr√© √† Villevieille.
Bibliographie (VilleVieille) (haut page):

  • "Fort Oueyras", A. et O. Golaz, soci√©t√© d'√©tudes des Hautes-Alpes, Gap 1966.
  • Guide du sentier des Astragales par le parc naturel du Queyras 1988
Toute la bibliographie du Queyras :Bibliographie

Promenades alentour (VilleVieille) (haut page):

Quelques promenades √† partir de Ch√Ęteau

  • de Ch√Ęteau vers Meyri√®s puis vers le col de P√©as par le GR 58 (2h30 √† 3h); non loin, une mine d'amiante.
  • de Ch√Ęteau vers le hameau de Montbardon par la route foresti√®re (environ 1h).
  • au d√©part de Souliers, d'un pas tranquille et sans grande d√©nivellation, le lac de Roue (30 mn) ; l'une des plus belles for√™ts de m√©l√®zes du Queyras ; √† 15 minutes, panorama sur Fort Queyras.
  • Sommet Bucher (Bucher parce qu'on faisait l√† des feux pour annoncer l'ennemi) : le sentier monte √† travers bois pour atteindre, en 2h le sommet (2254 m) o√Ļ est install√© un relais de t√©l√©vision. Cette route a √©t√© ouverte en 1892 par les militaires du g√©n√©ral Baron-Berge.

Promenades à partir de Villevieille

  • Le sentier botanique dit sentier des astragales et la "pierre Fiche" (celto-ligure ?).
  • Les "demoiselles coiff√©es" de Villevieille vers Molines (voir photo p 12).
A voir (VilleVieille) (haut page):

  • Fort Queyras se visite en √©t√© de juin √† septembre.
  • L'exposition g√©ologique : "les frissons de la terre" dans la crypte du ch√Ęteau
  • L'√©glise de Villevieille (de la fin du XV√®me si√®cle)
  • La salle commune o√Ļ se trouve l'armoire des escartons aux huit clefs fabrique√© en 1773 par Sibille √† St V√©ran.
  • La maison de l'artisanat √† Villevieille

 

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